24 janvier 2008

Mode : Keffieh or not keffieh ?

Trouvé sur Géostratégie.com
 

L’actuelle mode du keffieh ne fait pas que des heureux, tant chez les arabes que chez les Israéliens. Pour preuve les deux articles qui suivent.

Méditerranée / Le foulard palestinien s’effiloche (Marie Medina - Babemed)

Autrefois associé à la cause palestinienne, le keffieh vient d’être relégué au rang de vulgaire accessoire par les magazines féminins. Le couvre-chef traditionnel s’est transformé en “foulard star” de la saison (dixit “Elle”) et la plupart des fashion victims l’arborent désormais sans s’étrangler de conscience politique. Et les - rares - autres? Que les pro-israéliennes se rassurent : le fichu existe en bleu et blanc, avec étoiles de David. Yasser Arafat doit se retourner dans sa tombe.

C’est en effet le défunt chef de l’Autorité palestinienne qui a rendu célèbre le keffieh. Cette coiffe, utilisée depuis des siècles par les bédouins, était devenue le symbole du nationalisme arabe dans les années 1930, sous le mandat britannique. Aujourd’hui, à Jérusalem Est et dans les Territoires, les hommes d’un certain âge continuent de porter autour de la tête cette étole de coton qui protège aussi bien du chaud que du froid. Depuis des années, les jeunes européens l’ont adoptée en signe de solidarité avec les Palestiniens, ou alors pour marquer un engagement politique plus large. Le keffieh est ainsi devenu l’outil indispensable du manifestant altermondialiste souhaitant garder l’anonymat et se protéger des gaz lacrymogènes.

Une mode qui chiffonne

Les magazines féminins le claironnent: le foulard palestinien est “hype” depuis qu’il a défilé pour Balenciaga. Les blogs de “modeuses” ne craignent pas d’aborder les questions de fond: Quelle couleur adopter? Comment le nouer? Où l’acheter?

L’acquisition pose, certes, une véritable difficulté puisque la chaîne américaine Urban Outfitters a retiré de la vente son “foulard pacifiste”, qualifié de symbole terroriste par ses détracteurs.

Reste l’ersatz de keffieh commercialisé par Zara, la firme de prêt-à-porter espagnole. Vedette de la tendance “global mix” automne 2007, le foulard à franges est arrivé jusque dans les boutiques israéliennes. Et ce “mélange mondial” n’a pas posé le moindre problème, à en croire le service de presse local. “Il n’y en a peut-être plus dans certains magasins parce que c’est les soldes”, nous dit-on.

Bien sûr, les échoppes du souk de Jérusalem vendent des keffiehs depuis longtemps. Dans les ruelles de la Vieille Ville, il y en a de toutes les qualités, du très fin made in China au bien épais fabriqué en Jordanie. Aux classiques teintes noire et rouge s’est ajouté récemment un modèle polychrome - “couleur touristes”, glisse un commerçant.

Les jeunes palestiniens comprennent que les étrangers portent le keffieh en guise de souvenir mais ils refusent que ce symbole soit réduit au rang d’accessoire.

Reem, une lycéenne de 16 ans, ne cache pas sa désapprobation devant des photos de starlettes américaines s’enroulant le cou d’un foulard palestinien: “Elles ne l’apprécient que pour la couleur et le motif (…) Je n’accepte pas de voir des gens habillés comme ça si c’est une décoration pour eux”. Sa camarade Lana a beau suivre les dernières tendances, celle-ci ne lui plaît pas. “Ce n’est pas une mode”, considère la jeune fille, qui ne porte son keffieh qu’en des “occasions nationales” comme la Fête de l’Indépendance (si, si, ça existe, c’est le 15 novembre).

Le “kaffiya” juif

L’emblématique foulard en voit décidément de toutes les couleurs. Il y a deux ans, deux Israéliens, le dessinateur industriel Moshe Harel et le sculpteur Gabriel Ben-Haïm, ont conçu un nouveau modèle: des étoiles de David bleues s’entrecroisent sur un fond blanc tandis que la bordure à deux bandes rappelle le drapeau de l’Etat hébreu. L’idée a mis du temps à prendre forme mais le “kaffiya” est maintenant disponible sur internet et dans le quartier juif de la Vieille Jérusalem. “Le besoin de s’identifier, il existe”, justifie Moshe Harel. Selon lui, “si les Juifs et les Arabes portent chacun leur foulard avec leurs symboles, il n’y a pas de problèmes”.

Sauf pour les Palestiniens, qui se sentent dépossédés.

“Je déteste cette idée”, confie Hasan Nusseibeh, 27 ans, qui enseigne à l’université Al-Quds. “Ils ont volé notre terre alors j’imagine que c’est normal qu’ils volent aussi notre keffieh”, commente sa petite soeur Sahar, étudiante. Leur frère Munir rappelle que la coiffe paysanne fait partie de la culture de la région et que “les Israéliens cherchent toujours à trouver de nouveaux liens avec cette terre”. D’après lui, le “kaffiya” n’est qu’un “effort” supplémentaire dans ce sens. Et le jeune juriste d’énumérer les cas précédents d’appropriation culturelle : les robes traditionnelles et la broderie, le falafel et le hoummous. “Bientôt, ils vont dire que la konafa est juive !” plaisante Ma’moun M. Kassem, en référence à une pâtisserie. Ce responsable d’une ONG italienne accuse les Israéliens d’être “arrogants” et “voleurs”.

Moshe Harel, évidemment, s’en défend. Jadis, les Juifs portaient le keffieh et c’est de là que vient leur châle de prière (talit), assure-t-il. Le foulard s’est perpétué dans “la société arabe, plus conservative”. Et les Palestiniens “ne doivent pas voir de mal dans l’idée qu’on apprécie cet élément”. D’après l’entrepreneur, “quand on mange les mêmes choses, qu’on chante les mêmes chansons, qu’on porte les mêmes habits, on est plus proche. Peut-être que ça va faire avancer la paix”.

Ofer Neiman, un enseignant israélien, est effectivement proche des Arabes - et surtout de leur opinion sur cette invention textile. “Le keffieh symbolise la connexion des Palestiniens à la terre”, remarque ce professeur d’informatique de 37 ans. “Les sionistes veulent imiter” cet aspect de la culture palestinienne.

Sahar Nusseibeh, 20 ans, craint que le symbole de l’attachement à la terre ne subisse le même sort que la terre elle-même. Il y a quelques décennies, “le pays s’appelait Palestine et tout le monde savait que c’était la Palestine. Maintenant, tout le monde dit : Israël”, souligne la jeune étudiante. “J’imagine que c’est ce qui va se passer avec le keffieh. Dans quelques années, tout le monde l’appellera kaffiya israélien”.

Le keffieh, c’est tendance ! (Véronique Chemla - Guysen International News)

Nicolas Ghesquière, pour Balenciaga (1), a mis à la mode un keffieh palestinien agrémenté de « franges argentées, médailles et breloques colorées », au prix de 1 500 €. Depuis, la keffieh mania s’est emparée de stylistes, d’enseignes de mode plus abordables et de médias, atténuant souvent sa signification politique.

La mode de l’automne/hiver 2007-2008 s’est entichée du keffieh palestinien.

Après le béret Che Guevara, les vestes cols Mao, la casquette de Fidel Castro, le sac Zara décoré d’un symbole ressemblant au swastika (2), voilà que le keffieh palestinien est « partout ». Relooké. Customisé. « Avec un effet baba-cool (Isabel Marant), une touche hippie glam’ (Etro) ou un côté Rock Attitude (Et Vous) » (3).

« Un foulard toujours dans le coup » (4)

Que de journaux, sites Internet et blogs, féminins ou de mode, ont craqué pour ce keffieh !

Sur plusieurs numéros en moins d’un mois, l’hebdomadaire Elle consacre dossier, débat ( Keffieh vs Chèche (5)»), Mode Pass et forum à ce «foulard star».

C’est déjà le « It » accessory d’icônes de mode : Heidi Klum, Diane Kruger, Nicole Ritchie…

Certains médias contextualisent le keffieh : ils rappellent de manière allusive qu’il a été porté par Arafat, « un leader palestinien ».

Mais ce ne doit guère être très vendeur.

Donc, on le banalise par un langage soft. On le désigne simplement : le keffieh, un « foulard », voire une « nouvelle écharpe ».

Plus intelligemment, on insiste sur son côté bohême chic et rebelle : « Selon Tiphaine Beaurpere, du bureau de style Nelly Rodi, si le keffieh d’aujourd’hui est moins marqué politiquement, il reste cependant assez connoté : « Cette mode s’inscrit dans un phénomène important : l’envie de mixer les cultures librement, un esprit « new bohème », multiculture et multi ethnies ». Il reste donc finalement le symbole des anticonformistes et des esprits libres » (4).

Certains ont « flairé le filon ». A l’approche des soldes, et en pleine période de rabais pour attirer les clients, un message implicite est adressé aux modeuses : « Faîtes le bon shopping : ayez le détail qui change tout, chères fashionistas ». Une quasi-injonction aux fashion victims pressés de porter le «Must-have absolu». Eh oui, vous êtes aussi visés, Messieurs les accros de la mode.

Vous verrez, dans quelques décennies, on risque de nous faire le coup du vintage (6) !

« Un accessoire chargé symboliquement »

Autant de pages pour le keffieh, c’est une opération marketing réussie ou un air du temps perturbant.
Comment analyser cet engouement ? Goût pour la mode ethnique ? Vogue inspirée du batik (7) ? Désir d’exotisme ? Naïveté ? Epoque du tout se vaut ?

Le keffieh palestinien est devenu un code vestimentaire et culturel.

On le voit depuis des décennies autour du cou de jeunes influençables et parfois déculturés, l’arborant par mimétisme, par ignorance (8), comme signe d’appartenance à une communauté ou de sympathie pour la Cause palestinienne, pour parfaire un look révolutionnaire, musical (punk) ou pour compléter la panoplie du bobo. Ou chez les fanas du « ska » (9). Car ces jeunes sont le cœur de cible (10).

De nombreuses adolescentes et jeunes filles de cités sont contraintes de porter des vêtements amples, laids, dissimulant leur silhouette. La mode, sous la forme d’une robe simple ou d’une jupe seillante, légèrement au-dessus du genou, leur est interdite souvent par des jeunes portant… le keffieh palestinien.

L’hebdomadaire Elle offre un «petit rappel historique : coiffe traditionnelle des paysans et des Bédouins de la péninsule arabique, [le keffieh] était initialement destiné à protéger du sable et du vent du désert. Il prend une connotation politique à partir de 1936, lorsque les révolutionnaires palestiniens, opposés à l’occupation britannique, le portent, histoire de passer incognito. A l’époque, il en voit déjà de toutes les couleurs, passant du blanc au vert ou au rouge selon la faction d’appartenance : Hamas, FPLP, Fatah… Et voilà comment un simple bout de tissu devient un symbole politique. Il reste d’ailleurs éternellement associé au leader palestinien Yasser Arafat» (4).

Ces « révolutionnaires » ne s’opposaient-ils pas aussi aux Palestiniens juifs qui luttaient pour la recréation de l’Etat d’Israël ?

On voit mal comment « à l’époque, à partir de 1936 », le keffieh pouvait changer de couleurs selon « la faction d’appartenance : Hamas, FPLP, Fatah » - ah ! cet euphémisme pour éviter le mot terroriste ! – alors que ces mouvements ont été créés respectivement en 1987, 1968 et 1959 (11).

Les mots ont un sens, les vêtements ont un signifiant.

Si certains jeunes écervelés portent le keffieh palestinien sans y mettre la moindre connotation politique, le styliste Ramdane Touhami en use sciemment : « Pour moi, utiliser le keffieh dans la mode était clairement un message politique. Le keffieh est le symbole de la résistance palestinienne. A l’époque, même moi, je n’osais pas en porter dans la rue de peur de me faire traiter d’antisémite… J’ai arrêté de vendre ma veste en France, mais elle continue à faire un carton au Japon et aux Etats-Unis, notamment auprès des rappeurs comme Talib Kweli ou Mos Def, qui assument le message rebelle, anti-Bush, qu’elle véhicule pour eux » (12).

Qu’entend Ramdane Touhami par « résistance palestinienne » ?

Ce styliste « ex-skater » avait décrit sa « griffe politique » à L’Express (13 septembre 2004) : « Dans ma première ligne, Résistance, on trouve des vestes à l’imprimé keffieh… vendues dans un espace où s’affichent des freedom fighters, mes héros : Malcolm X, Yasser Arafat, Itzhak Rabin ». Il déplorait que dans « le milieu de la mode, la conscience politique est proche du degré zéro ». Il allait reverser « 5% des bénéfices à des associations de défense des enfants [et entamer] un tour du monde des conflits pour repérer celles [qu’il allait] soutenir ».

Le keffieh d’Arafat

Le keffieh, pourquoi pas ? « Ce n’est pas grave », diront certains.

« Il y a eu les Tee-shirts frappés du logo du FPLP », s’effrayeront les autres (13).

Mais le keffieh palestinien, c’est plus qu’un symbole ou un emblème : c’est un programme.

Regardez l’affiche présentée par le Fatah, fin décembre 2007, à l’occasion de son 43e anniversaire et qui représente l’Etat d’Israël recouvert d’un keffieh palestinien bariolé. L’objectif d’élimination de l’Etat juif est dessiné par ce keffieh palestinien.

Le keffieh palestinien n’est pas un accessoire neutre, mais un basic partial (14).

Yasser Arafat nouait son keffieh palestinien de manière à lui donner la forme de l’Etat d’Israël. Son keffieh palestinien était un « produit dérivé » du djihad islamiste.

Le quotidien Libération s’interroge doctement : « Le keffieh palestinien reste associé à Arafat, « le vieux chef palestinien ». Disons plutôt Arafat, le terroriste « chic » avant l’heure.

Arafat, le révolutionnaire d’une Cause qui a fait des milliers de morts et blessés (16).

Arafat, le cupide qui a amassé sa fortune en laissant son peuple dans la misère.

Arafat, l’islamiste qui encourageait au djihad ainsi qu’à l’éducation à la haine des «juifs et des Croisés» et au shahid.

Arafat, le pro de la comm’ qui a composé son look de vrai terroriste et de faux militaire au treillis kaki médaillé. En août 1956, lors de la réunion de l’Union internationale des étudiants à Prague (Tchécoslovaquie), il arbore « un keffieh blanc pour la première fois en tant que symbole politique. En 1957, le keffieh coiffait les têtes de ses collègues palestiniens lors de la réunion estudiantine. Du blanc, il passa au damier noir et blanc » (17).

Paradoxe : la mode occidentale se toque du keffieh alors que les dirigeants palestiniens ont opté pour le costume-cravate occidental si rassurant pour les Occidentaux qui estiment à tort : «Les dirigeants palestiniens ont changé : ils sont vêtus comme nous, ils sont comme nous, ils pensent comme nous».

N’en déplaise aux faiseurs de mode et à leurs diktats, moi, je garde mon goût pour mon écharpe ordinaire ou mon foulard banal.

(1) Le défilé de Balenciaga est diffusé à www.style.com et à vogue.fr

(2) Saisie par le Centre Simon Wiesenthal (CSW), la firme Inditex-Zara a retiré de la vente en septembre 2007 le sac sur lequel était brodé un symbole en forme de croix gammée, ainsi que tous les sacs de cette collection à motifs indiens. Elle a présenté des excuses. Elle aide les handicapés israéliens.

(3) Géraldine Couvreur, Comment porter le keffieh, Obstyles, 11 janvier 2008 à obstyles.nouvelobs.com

(4) Maud Gabrielson, Keffieh : mode d’emploi, 7 janvier 2008 à www.elle.fr et Ce mortel ennui, 8 janvier 2008 à pastropvitenonplus.hautetfort.com

(5) Le chèche est une « longue écharpe, le plus souvent unie ».

(6) On qualifie de vintage un vêtement ancien d’un couturier célèbre.

(7) Décoration d’un tissu teint par des dessins géométriques, des motifs animaliers ou floraux.

(8) Aude Sérès, Un rapport pointe le niveau médiocre en histoire-géo, Le Figaro, 27 décembre 2007, à www.lefigaro.fr

(9) Le ska est un rythme musical à deux temps.

(10) Géraldine Dormoy, Je vois des foulards partout, 15 mai 2007, à blogs.lexpress.fr

(11) Véronique Chemla, Mythes-et-réalités-du-«processus-de-paix»—le-roc-des-refus-palestiniens.

(12) Elle, 24 décembre 2007.

(13) Le 13 décembre 2007, un tribunal de Copenhague (Danemark) a relaxé la société Fighters and Lovers (Combattants et amoureux) poursuivie pour soutien à des groupes terroristes : FARC (Forces armées de Colombie) et FPLP (Front populaire de libération de la Palestine). Il a estimé que cette société n’avait pas visé à déstabiliser la société. Par « solidarité », cette société s’engageait à verser 6 dollars sur les 35 dollars du prix de vente unitaire de T-shirts arborant les logos des FARC et du FPLP à ces groupes « combattants de la liberté ». La police avait saisi 6 000 dollars sur le compte bancaire de cette société qui a déclaré défendre la « liberté d’expression ». Le FPLP est l’auteur d’attentats, notamment contre le ministre israélien du tourisme Rehavam Zeevi (z’’l) en 2001.

(14) Le 20 juillet 2006, l’ADL (Ligue anti-diffamation) a fermement condamné la déclaration à Alicante du Premier ministre espagnol Jose Luis Rodriguez Zapatero accusant Israël d’user d’une « force abusive » dans le cadre de ses opérations militaires. M. Zapatero avait « ensuite posé pour des photographes en portant un keffieh palestinien orné du drapeau palestinien ».

(15) Cécile Daumas, C’est quoi ce keffieh ?, Libération, 18 décembre 2007 à next.liberation.fr

(16) www.mfa.gov.il

(17) Alain Slivinsky, Yasser Arafat - passé et présent des relations du « rais » défunt avec Prague, Radio Praha, 11 novembre 2004 à www.radio.cz/fr

 

06 janvier 2008

Qui décide des saints ? Rome ou Tel Aviv ?

 dernier éditorial publié par Christian Bouchet sur voxnr.com.

 

Une information singulière a été, il y a peu, singulièrement occultée.

Dans la première quinzaine de décembre Benoît XVI a, non seulement refusé de signer le décret ouvrant la voie au procès en sainteté de Pie XII, mais encore mis en place une commission spéciale afin d’étudier le « cas controversé » d’Eugenio Pacelli, accusé (crime suprême !) « d’apathie, voire de silences, face à la Shoah. » Cela aurait été fait nous disent les médias (voir par exemple Le Figaro du 18-12) afin de ne pas détériorer les relations du Vatican avec l’entité sioniste.

Pourtant, le 8 mai dernier les cardinaux et les évêques membres du conseil de la congrégation pour la Cause des saints, avaient voté à l’unanimité en faveur de l’ouverture de ce procès en sainteté pour le pape de la deuxième guerre mondiale, en se fondant sur le dossier compilé par les jésuites Peter Gumpel et Paolo Molinari, et entériné par une commission historique.

Le cas du malheureux Pie XII n’est pas le premier, à peine élu, Benoît XVI avait déjà suspendu la béatification du prêtre français Léon Dehon, pourtant ratifiée par Jean-Paul II. Certains avaient en effet reproché à ce théoricien siècle du catholicisme social d’avoir donné une définition « ethnique » des oppresseurs des ouvriers et des classes populaires au XIXe.

Nul n’ignore que les saints jouent un rôle tout particulier et de premier plan dans la religion catholique. Il semblerait donc logique que les instances du catholicisme puissent désigner ceux-ci en fonction d’un seul critère : leur sainteté… Or tel n’est plus le cas ! Les nouveaux saints de l’Eglise catholique doivent maintenant être « politiquement correct » et ne choquer en rien le CRIF et la LICRA !

De manière récurrente, les « idiots utiles » et la « minorité agitée » de la mouvance nationale nous bassinent avec le choc des civilisations, le danger musulman et l’islamisation de l’Europe.

Fort bien, mais à ma connaissance, en Europe, ce ne sont pas des musulmans qui exigent la fermeture de nos carmels, la modification de l’ordo de nos messes et qui s’arrogent un droit de regard sur la sainteté ou non de nos Papes et de nos religieux…

 

Il ne peut pas être mauvais de rappeler que la papauté, en tant que garante de la tradition, devrait se faire un devoir de ne jamais se compromettre ni avec les Juifs, ni, à plus forte raison, avec cette hérésie monstrueuse qu'est le sionisme. C'est bien ce qu'avait comprit un Saint Pie X qui, après sa rencontre avec le faux prophète Theodore Herzl, déclara : "Les juifs n'ont pas reconnu Notre-Seigneur, par conséquent nous ne pouvons pas reconnaître le peuple juif."

10 septembre 2007

Ils veulent salir un peu plus Jésus (as) !

Si les attaques visant le Prophète Muhammad (saws), suscitent toujours de vives réactions parmi les musulmans, c’est rarement (jamais ?) le cas pour cet autre prophète de l’islam qu’est Jésus (as), dont l’importance est loin d’être négligeable. Le Saint Coran à ce sujet, dit bien :

{{Dites : «  Nous croyons en Allah, à ce qu’on a fait descendre vers nous et à ce qu’on a fait descendre vers Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et les Douze Tribus, à ce qui a été donné à Moïse et à Jésus, à ce qui a été donné aux Prophètes [venant] de leur Seigneur. Nous ne distinguerons point l’un d’entre eux.}}

Dès lors, comment interpréter ce lourd silence musulman face à la constante profanation dont est victime[1] celui que l’on nomme Issa (Jésus, as) ? Et que doit-on déduire de ce silence, si on le compare à l’hystérie provoquée chez certains par des affaires du genre des caricatures danoises ? Faut-il comprendre que ces dernières réactions n’étaient pas provoquées par des motifs religieux, mais par des motifs bassement identitaires et anti-occidentaux, donc liés à l’islam qu’accidentellement ? Comment expliquer autrement l’absence totale de manifestation du genre de celles provoquées par ces caricatures, alors que le prophète Issa (as) est perpétuellement la cible de telles attaques, et même de pires encore ?

En voilà un nouvel exemple, et c’est sur le site du lobby « Belgique & Chrétienté » qu’on trouve l’information. Le président, Alain Escada, nous prévient :

« Plug TV est une chaîne de télévision du paysage audiovisuel belge, destinée aux adolescents et bâtie sur le modèle français de M6.  Plug TV lance sa campagne de rentrée sur le thème du Bien et du Mal. Pour l'occasion, le personnage principal de cette campagne est un acteur censé représenter un Jésus baba-cool, ventripotent et hirsute qui utilise notamment ses pouvoirs pour s'entourer... de deux jeunes femmes démoniaques en tenues érotisées et prenant des poses suggestives. Divers spots publicitaires sont prévus sur ce thème et seront diffusés tant au cinéma que sur les différentes chaînes de télévision belges de RTL Group. » (voir la suite de l’article)

Alors, certes, nous pouvons douter des raisons qui poussent un tel groupe à réagir et doutons fortement qu’elles soient strictement religieuses, mais plutot « bassement identitaires » comme dans les cas que nous citions plus haut ; certes, nous savons que la majorité des chrétiens a contribué à la profanation de Jésus (as), des prophètes et des saints en général, et que le silence même est coupable ; et certes nous savons que la perte totale du sens du sacré est la norme autant chez les occidentaux laïcistes que chez les occidentaux chrétiens ; mais est-ce une raison de baisser les bras et de se taire ?

J’ai la naïveté de penser que le devoir de tout musulman est de défendre la vérité. D’autant plus lorsque c’est un prophète que l’on attaque de façon parfaitement vile. Alors, ponctuellement, joignons-nous à ces trop rares chrétiens qui osent encore ne pas se laisser faire.


[1] Ces attaques sont principalement le fait d’occidentaux, le dénigrement constant des prophètes et des saints étant une conséquence de la perte totale du sens du sacré chez la majorité de ceux-ci. Ce n’est pas en terre musulmane qu’un tel comportement serait permis. Voilà encore une des nombreuses contradictions de ces chrétiens se voulant « défenseurs de l’occident ».

18 avril 2007

Consignes de vote du P.M.F.

PARTI des MUSULMANS de FRANCE


Consignes de vote pour la présidentielle 2007

Communiqué du 7 avril 2007

Le Parti des Musulmans de France, qui s'est abstenu de présenter une candidature illusoire à la présidentielle de 2007, publie le communiqué suivant en guise de consignes de vote.

L'élection présidentielle de 2007 est un rendez-vous politique déterminant pour l'avenir de la France. Elle opposera douze candidats validés par le Conseil constitutionnel. Le « système » ne permettra l'accès à la magistrature suprême qu'à l'un des trois candidats suivants : Nicolas Sarkosy, Ségolène Royal et François Bayrou. Ils ne sont ni de droite, ni de gauche et ils n'apporteront aucune solution aux défis que notre nation aura à relever. Pour s'en rendre compte, il n'y a qu'à constater le cynisme avec lequel chacun aborde sa campagne électorale et observer les moyens qu'il déploie pour être, coûte que coûte, le nouveau locataire du palais de l'Elysée.

Le candidat dit de l'UMP, très réputé pour ses dérives et ses excès, est sans conteste le plus dangereux de tous. Sa haine viscérale pour tout ce qui est faible, donc « inférieur », révèle à quel point il reste un personnage fragile. Le Ministère de l'intérieur qu'il a tardivement quitté aura été son meilleur soutien pour combler ses nombreuses lacunes, liées pour l'essentiel à sa peur d'un nouvel échec. Sans retenue, il ose parler d'identité, lui qui est fasciné par un certain Bush, un autre fragile aux mains souillées de sang et avec insolence, il s'en prend aux immigrés, lui le naturalisé de parents hongrois dont l'un et le fils d'un Grec.Le plus inquiétant est la liste des ralliements autour de sa personne. Ils sont politiciens, journalistes, écrivains, intellectuels et artistes de gauche, de droite et de nulle part, tous unis, telle une tribu autour de leur chef pour le soutenir avec leurs tripes. Sa victoire, censée faire avancer leur cause commune, explique l'admiration qu'ils vouent à leur leader qu'ils n'hésitent plus à présenter comme étant le « sauveur » de la France. De quoi ? On a du mal à l'imaginer.En réalité ce « messie » n'a qu'un objectif : concrétiser le programme occulte qu'il a concocté avec les siens. En retour, il saura les gratifier. La République - depuis la Révolution - est aussi une monarchie qui ne dit pas son nom.

Quant à la candidate du PS, réputée pour son arrogance et ses méthodes, elle est loin d'apporter les changements que le pays attend. Pas plus que les « éléphants » de son clan, véritables gardiens de l'idéologie girouette d'un parti qui ne doit sa survie qu'à ses fabuleux moyens financiers, fruits de l'héritage d'un passé sauvé par une auto-amnistie qui en dit long sur des méthodes plus proches de la mafia que d'un Etat de droit. Ces faux socialistes ont toujours eu un faible pour l'argent, la richesse est aussi leur chasse gardée. Avec de tels antécédents, ils n'ont pas de scrupules pour solliciter les voix de gauche et venir appliquer, une fois revenus aux affaires, une politique de droite.Dans ce contexte, leur candidate ne peut que servir de repoussoir pour protéger le pays d'un sarkosisme encore plus dévastateur.

Reste le candidat anti-système, du système ! François Bayrou. Gonflé par les sondages un temps, il ressemble aux papillons qui ne vivent qu'une saison. Si le système devait lui ouvrir les portes du pouvoir, il se renierait une énième fois. L'opportunisme et l'hypocrisie, une culture politique très centriste, ont bien fermenté chez cet agriculteur agrégé qui se permet - sans toupet - de vomir un système qui l'a si bien engraissé, trente années durant. Loin d'être un révolutionnaire, ce prétendu modeste sait qu'il aura besoin du système pour exercer le pouvoir, de même qu'il n'ignore pas que son élection apporterait au pays plus d'incertitudes que de réformes. Quant à la cohabitation à laquelle il appelle déjà, elle augure de l'instabilité dans laquelle il compte plonger le pays. Ce serait alors une cohabitation voulue et non subie, qui ferait de ce centriste tout terrain un responsable non coupable. Rêver du pouvoir sans avoir de bilan à assumer, voilà une ambition inspirée du système ! Un comble.

C'est pourquoi le Parti des Musulmans de France appelle ses électeurs à ne pas apporter leurs voix à ces trois candidats. Libres à chacun de choisir entre les autres postulants, sans perdre de vue les candidatures satellites de Buffet, Voynet et Besancenot : alliés du PS et celle du mythomane De Villiers : allié de l'UMP.

Mohamed Ennacer Latrèche
Président

13 avril 2007

Pourquoi Le Pen ?

A télécharger !

Un fichier audio mettant les choses au clair :

Pourquoi il est dans l'interêt de la ummah islamiya de voter Le Pen. 

Un grand merci à Abourayan de l'excellent site Himaya

08 avril 2007

Musulmans : Votez Le Pen !

Compatriotes Musulmans!

Les sionistes sont au pouvoir en France, avec leurs complices socialo-communistes et leurs alliés franc-maçons. Et beaucoup d'entre vous les ont aidés avec leur bulletin de vote! Compatriotes Musulmans! on vous a trompés.

Ne croyez pas la propagande socialo- sioniste qui prétend vous défendre contre le racisme quand leur "Dieu" Israël traite les arabes du moyen-orient comme des animaux.

Compatriotes Musulmans!

La France n'est pas dirigée par de vrais français, mais par les domestiques de l'internationale sioniste qui contrôlent l'économie. Les conditions dans lesquelles vous êtes souvent obligés de survivre avec vos familles!

Vos pères se sont fièrement battus pour libérer la France de l'occupation nazie. Aidez-nous maintenant à libérer ce pays de l'occupation sioniste!

Compatriotes Musulmans!

En dépit de quelques militants de base manipulés et dont le comportement imbécile est surmédiatisé par les sionistes, LE PEN n'est pas anti-arabe.

Bien au contraire! - Souvenez-vous de son discours de Député à la tribune de l'Assemblée Nationale, le 29 janvier 1958:

"J'affirme, que dans la religion musulmane rien ne s'oppose, au point de vue moral, à faire du croyant ou du pratiquant musulman un citoyen français complet. Bien au contraire. Sur l'essentiel, ses préceptes sont les mêmes que ceux de la religion chrétienne, fondement de la civilisation occidentale. D'autre part, je ne crois pas qu'il existe plus de race algérienne qu'il n'existe de race française. Il y a une collectivité que les us et coutumes ancestraux séparent à la fois du monde moderne et de la collectivité d'origine métropolitaine. Aux musulmans, offrons l'entrée et l'intégration dans une France dynamique, dans une France conquérante. Au lieu de leur dire comme nous le faisons maintenant : "Vous nous coûtez très cher, vous êtes un fardeau, disons leur : nous avons besoin de vous. Vous êtes la jeunesse de la nation. "

- En 1956, lors des événements de Suez, M. Le Pen, qui était à l'époque lieutenant en Algérie, a fait partie du corps expéditionnaire envoyé en Egypte par le gouvernement "socialiste". C'est lui qui, au moment d'enterrer les corps des musulmans tués, a eu l'idée et a donné l'ordre à ses soldats de tourner les sépultures vers La Mecque afin de respecter les traditions musulmanes.

- En 1958, pendant les événements d'Algérie, M. Le Pen a été le premier à présenter à Paris la candidature d'un musulman à une élection législative partielle, celle de Ahmed Djebbour. C'est d'ailleurs en défendant son ami Ahmed Djebbour qu'il sera grièvement blessé à l'Ïil.

- JM LE PEN est le seul dirigeant politique français à s'être clairement opposé à la guerre que les américano-sionistes ont menée contre l'Irak, berceau de la civilisation arabe,

- JM LE PEN et sa famille sont les seuls à avoir clairement condamné l'embargo criminel imposé à l'Irak par la saloperie sioniste qu'est devenue l'ONU, - L'épouse de JM LE PEN dirige l'une des rares associations françaises qui essaient d'empêcher le sacrifice de centaines de milliers d'enfants irakiens innocents sur l'autel de l'arrogance américano-sioniste.

- La fille de JM LE PEN (Marine), est l'Avocat d'un algérien de 40 ans dont elle a empêché l'expulsion de France à trois reprises. -

JM LE PEN n'est pas raciste. C'est un français qui lutte pour liberer la France de l´occupation juive - comme vous lutter pour liberer vos pays de cette occupation -, ce qui est normal. On vous dit souvent que LE PEN a été soldat en Algérie et qu'il y a fait la guerre, mais qui a envoyé là bas des centaines de milliers de soldats français pour la répression? C'est le gouvernement du juif "socialiste" Pierre Isaac "MENDES-FRANCE" (fils de M. Cerf David et de Mme Palmyre Sarah Can) qui donnait les ordres (12/11/54: "On ne transige pas").

Et c'est MITTERRAND, Ministre de l'Intérieur (19/06/54) et grand ami d'Israël (mars 1982: les juifs "ont conquis Canaan non pour leur compte mais pour celui de Dieu"), qui avait pris les décrets scélérats qui ont conduit à l'emprisonnement, à la torture et à l'exécution de centaines de milliers de musulmans.

- c'est le Mossad qui a assassiné (voiture piégée) le 18 mars 1978 le Professeur François DUPRAT (membre du Front National) à cause du soutien qu'il apportait aux arabes opprimés de Palestine à travers son association France-Palestine.

Compatriotes Musulmans!

Ne vous laissez pas manipuler par les mensonges des sionistes, de leurs alliés socialo-communistes et francs-maçons qui veulent se battre contre le Front National jusqu'au dernier "beur", alors que c'est le premier parti politique français à avoir eu des élus arabes! Compatriotes Musulmans!

Mr JM LE PEN milite pour liquider les forces du mal qui veulent asservir la France comme elles ont asservi la Palestine et de nombreux autres Etats, comme les Etats-Unis, l'Allemagne, l'Autriche, la Suisse ou... le Vatican qui ont capitulé sans conditions devant le chantage du sionisme international.

JM LE PEN combat pour restaurer l'indépendance politique de la France, à en faire un pays fort, puissant et véritablement indépendant, pour aider le monde arabe opprimé à briser à son tour les chaînes diaboliques du sionisme!

 

Kamal KHAN, sur Radio Islam

Des musulmans pour Le Pen