10 juin 2008

Yusuf al Qaradawi, par G.F. Haddad

Youssouf-Al-Qaradawi-1251.jpgIl y a quelques semaines de cela, nous avons publié un article (maintenant supprimé), implicitement élogieux à l'égard du sheykh al Qaradawi. Telle n'était, il est vrai, pas notre intention et nous entendions uniquement lui montrer le respect que le musulman lambda se doit d'avoir pour le savant.
Un lecteur, que nous remercions grandement, nous avait alors mis en garde. Et voici que je viens, par hasard, sur l'excellent forum Aslama.com, de tomber sur un lien vers cet article en anglais -hélas- du sheykh Haddad. 

Voici :

 

The media-savvy "West-appointed Pope of the Muslims" according to the Syrian scholars, "standard-bearer of corrupt scholarship and guide to deviancy" according to the Saudis, Azhar-trained Yusuf al-Qaradawi, although initially a Hanafi, doffed the strictures of the juridical Schools and adopted the high-exposure pulpits of satellite television (al-Jazira in Qatar), the Internet (islamonline.com, qaradawi.net), and mass print (150+ publications) to purvey, unique among televangelists, a blend of free-wheeling liberation theology, populist jihadism, and salafism shot through with colloquial Egyptian which keeps TV viewers East and West spellbound, boggled, delighted, and deluded at the same time.

Al-Qaradawi struck gold as the foremost vulgarizer of the "Do-It-Yourself Islam" initiated by the Egyptian-founded Ikhwan al-Muslimin, of which he is the most influential figure in our times, though ostensibly unaffiliated. The media scholar par excellence, he passes among the masses for a mujtahid and reformist thinker, although the silent majority of the Sunni Ulema refuse him any such title, a handful of them warning against his blatant distortions of the Law and irreligious verbiage, while the Wahhabis (al-`Udayni, Sulayman al-Kharashi, Muqbil al-Wadi`i, `Abd al-Karim Humayd, Salih al-Fawzan, and Abu Basir al-Tartusi) and the Habashis (Usama al-Sayyid and the anonymous al-Kawi li-Kabid al-Qaradawi) all wrote books against him.

This survey is based on the directives of our teachers as well as textual citations from some of the above-mentioned sources. It was prompted by two needs: the preparation of a second edition of Albani and His Friends and the need to warn about al-Qaradawi, particularly his non-madhhabi, anti-Ash`ari, yet supposedly non-Salafi book-imitators presently hard at work misleading the English-speaking Umma. It comprises the following sections:


I. Al-Qaradawi's blasphemies
II. His two greatest innovations: misappropriation of zakat and legalization of carrion
III. "Qutbian Qaradawi" versus "Accommodation Qaradawi"
IV. His praise of Sayyid Qutb, al-Afghani, `Abduh, and Rida
V. His praise of Hizb al-Tahrir
VI. He praises the Ikhwan and defends criminal jihadism
VII. Qaradawi's unrequited "salafism"
VIII. His assimilation of Ash`arism to "Aristotle's doctrine"
IX. His denial that consensus exists
X. Qaradawi's specious fiqh
XI. He permits income from the the sale of alcohol and pork
XII. He permits the consumption of carrion
XIII. He declares celibacy categorically forbidden for all
XIV. His weakness in Hadith
XV. His disparagement of the Ulema
XVI. His propensity for takfir of the Muslims
XVII. His over-the-top laxism toward non-Muslims
XVIII. His Qadarism
 

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15 janvier 2008

Tariq Ramadan et Marine le Pen

Voici les quelques réflexions d'un spectateur du débat Marine Le Pen/Tariq Ramadan. Réflexions intéressantes en ce sens qu'elles confirment bien l'imposture "Ramadan". Par contre, il va sans dire que nous sommes loin de cautionner tout ce qui est dit dans ce court texte.

 

Lundi 14 janvier au soir, dans le cadre feutré du club privé « the Kitson », devant une assemblée d’à peine quelques dizaines de privilégiés, Marine Le Pen débattait avec Tariq Ramadan, l’un des intellectuels musulmans les plus connu en Europe. Au programme : immigration, laïcité, communauté…
De l’avis de tous les spectateurs de ce débat, Tariq Ramadan fut écrasé par Marine Le Pen.
Altermedia a recueilli le témoignage d’un spectateur de cette soirée.

Vive la Féminisation

N’en déplaise aux machos, elle n’a pas que de mauvais cotés !
Voir en direct Marine Le Pen mettre K.O. Tariq Ramadan était une jouissance des plus intenses.

Invité improbable dans une conférence pour décideurs de haut vol et journalistes anglo-saxons, je venais écouter Tariq Ramadan avec, je dois le dire une certaine bienveillance pour des positions que je croyais, comment dire anti-système et avec un respect certain pour sa maîtrise intellectuelle.
Quelle déception !

Des idées reçues et du mondialisme en veux-tu en voilà !

Sur le thème de « L’immigration et les tests ADN » les deux orateurs purent exposer clairement leurs positions respectives.

Chez Marine Le Pen des positions d’une clarté limpide et d’une cohérence absolue dans un rappel d’évidences incontestables.

Le passage en un siècle d’un milliard d’hommes à 7 milliards induit nécessairement des flux migratoires du Sud pauvre vers le Nord plus riche.

En France, à la demande d’une partie du patronat on a utilisé dans les années 70 cette immigration comme moyen de peser à la baisse sur les salaires des travailleurs français.

Puis face à une démographie déclinante nos gouvernements transformèrent cette immigration de travail en immigration de peuplement.
D’origine extra-européenne et principalement musulmane, cette immigration par son volume exerce de manière mécanique une pression visant à la transformation de la société française et à une remise en cause de ses valeurs.

Quand dans le même temps, l’affaiblissement de nos principes nationaux, notre reflux identitaire se conjuguent avec la crise économique et la montée du communautarisme chez nos dirigeants politiques et nos élites, l’assimilation pourtant réussie dans le passé devient impossible aujourd’hui.

Cela provoque donc le phénomène des banlieues les revendications communautaristes et évidemment pour les Français d’origine immigrée, une frustration qui conduit certain à rechercher une identité de substitution dans l’Islam.

Pour combattre cette mécanique infernale, c’est l’arrêt immédiat de l’immigration qu’elle soit clandestine ou « choisie » que prône Marine Le Pen soulignant d’ailleurs le caractère doublement scandaleux de celle-ci.
En effet déplacer les cadres de ces pays en voie de développement c’est à la fois les condamner à la misère à perpétuité et en même temps pouvoir peser à la baisse sur les salaires des cadres comme on le faisait hier sur les salaires des ouvriers.

La solution de Marine : l’application de la « préférence nationale »
C’est évidemment le seul moyen de rendre clair à tous nos concitoyens quelles que soient leurs origines, leur différence au monde et donc la fierté d’être Français.
Seule elle permettra de rendre à chacun sa place dans la communauté nationale et de procéder à une politique d’assimilation et donc de restauration de l’identité et de l’unité nationale
Et voilà notre Tariq en croix, si j’ose dire !
Coincé dans ses contradictions dialectiques par Marine Le Pen, contraint à l’agressivité et à la caricature, perdant pied il confond d’un même élan les positions du Front national sur l’immigration et celles de Nicolas Sarkozy !

Difficile de saisir sa position dans ses passages obligés sur la peur, le racisme, la guerre d’Algérie l’équipe de France de football, bref le minimum syndical …

Mais Marine, tenace comme une bretonne de bonne race le ramènera sans cesse au sujet l’empêtrant dans ses contradictions

Et l’on verra alors Tariq Ramadan démasqué se faire le serviteur zélé du capital mondialisé ! [c'est nous qui soulignons]

De l’immigration pour tous !

La France, l’Europe sont vides, leurs démographies sont déclinantes, elles ont besoin d’hommes, l’immigration de peuplement les fournira !

J’ai dit Tariq Ramadan pas Jacques Attali !
C’est le sens de l’histoire et Marine Le Pen n’y pourra rien !
Et quand on travaille dans un pays, on a le droit à la nationalité automatiquement car en fait le monde est une vaste communauté où tous se mélangeront.
Alors oui, il faut respecter publiquement les lois formelles des états qui accueillent mais conserver son identité culturelle, la forme masquée du communautarisme !

Celle qui conduit irrésistiblement à la mondialisation car le communautarisme c’est l’ennemi mortel des Etats Nations, les seuls pôles de résistance à la mondialisation et aux excès du capitalisme financier.

Et c’est bien cela, Tariq Ramadan est évidemment un internationaliste, un tenant de la communauté universelle des croyants … Musulmans de préférence.
C’est d’ailleurs pour cela que tous les régimes nationalistes arabes ont combattu les Frères Musulmans auxquels se rattache Tariq Ramadan.

Et quels rapprochements, Tariq Ramadan, Attali, Sarkozy même combat !
Communautaristes donc mondialistes opposés à l’Etat-Nation donc fidèles employés de l’ultralibéralisme mondialisé !

Alors merci Marine d’avoir remis les choses à leur place, d’avoir mis à nu ces liaisons improbables.

Et merci d’avoir été avec brio, passion, émotion, sincérité le chantre inspiré de la nécessaire existence de la France, de son irréductible spécificité, de nous avoir rappelé aussi que c’est les peuples qui font l’histoire et que jamais le destin n’est écrit !

Alors n’en déplaise à Tariq « vive les femmes » !

 

16 septembre 2007

La "jurisprudence des minorités"

C'est sur Islamophile que j'ai trouvé cet article intéressant de Sheikh Muhammad Said Ramadan al-Bouti, article sur la dangerosité des statuts juridiques d'exception pour les musulmans vivant en dar al-kufr. Un texte à méditer, donc.

Je le poste ici, dans la rubrique "Impostures", pour la raison évidente, il me semble, que le travaille de sape des fondements de l'islam par les esprits occidentaux passe également par ce genre de réforme jurisprudentielle. 

Les passages soulignés le sont par moi.

 

A l’heure où les grandes têtes de la colonisation culturelle dans le monde ourdissent des plans pour fractionner l’islam universel et unique en de multiples " islams" régionaux - par conséquent, différents et antagonistes - s’élèvent et se succèdent les voix appelant à l’établissement de ce qu’ils appellent "la jurisprudence des minorités" [fiqh al-aqalliyyât] qui serait un habillage islamique convenable à l’islam en croissance en Occident - avec ses deux pôles américain et européen - à la différence de « l’autre islam », répandu dans les pays musulmans de façon générale.

Je demandais : Quelles sont les références et fondements dont émanerait cette "jurisprudence des minorités" ?

On me répondit : Ils sont nombreux : la règle des intérêts généraux [qâ`idat al-masâlih], le fait que les nécessités levent les interdits, la difficulté entraîne l’allègement [al-mashaqah tajlib at-taysîr] et le verset "et Il ne vous a imposé aucune gêne dans la religion".

Je dis : Mais ces références ne sont guère spécifiques aux musulmans vivant en Europe ou aux Etats-Unis. Ce sont des références d’une jurisprudence islamique universelle non liée à une terre donnée et elles n’ont jamais été la base de ce que vous appelez « la jurisprudence des minorités » spécifiquement. En effet, dès lors qu’il y a une « nécessité » dans son acception juridique bien connue, l’interdit qui l’a occasionnée est levé ; chaque fois que la difficulté excède la limite supportable, la dérogation juridique afférente est appliquée et chaque fois que deux intérêts s’opposent sur l’échelle des finalités juridiques, l’intérêt le plus prioritaire est retenu. Nous ne trouvons dans le Coran ni dans la Sounnah, ni dans les paroles de l’un des Imams de la Shari`ah (legislation) islamique que ces références sont spécifiques à la condition des minorités vivant dans les terres de mécréance alors qu’il ne serait pas licite pour les autres musulmans dans le monde islamique d’y recourir et de s’y référer.

On me rétorqua : Les nécessités, dont émane le besoin insistant pour une jurisprudence spéciale à ces régions, proviennent du fait qu’ils se trouvent dans des sociétés non-islamiques, avec des caractéristiques bien distinctes de celles des sociétés islamiques !

Je dis : Quel est cet islam qui établit que la seule présence d’un musulman en terre de mécréance est considéré comme une nécessité légitimant une jurisprudence islamique spécifique pour le mettre en harmonie avec les courants de mécréance, de débauche et de désobéissance ?! Pourquoi donc Allâh a-t-Il institué et ordonné l’émigration de la terre de mécréance vers la terre d’islam dès lors qu’il devient impossible pour le musulman d’y appliquer les commandements de l’islam. Le Messager d’Allâh et ses compagnons n’eussent-ils pas séjourné au sein des polythéistes mecquois en se basant sur ce qu’ils ignoraient et que vous appelez « la jurisprudence des minorités » ?

Et si la seule présence des musulmans dans la terre de mécréance est une source de nécessité justifiant l’innovation d’une nouvelle jurisprudence adaptée à l’état de cette terre et ceux qui y vivent, quels sont alors les gens visés par cette Parole d’Allâh- Exalté et Glorifié :

Ceux qui ont fait du tort à eux-mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes en disant : ‹Où en étiez-vous ?› (à propos de votre religion) - ‹Nous étions impuissants sur terre›, dirent-ils. Alors les Anges diront : ‹La terre d’Allâh n’était-elle pas assez vaste pour vous permettre d’émigrer ?› Voilà bien ceux dont le refuge est l’Enfer. Et quelle mauvaise destination ! [4 :97]

Nous étions optimistes et pensions que la croissance du nombre des musulmans en Occident, avec leur attachement à l’islam et l’alignement sur ses lois, dissoudrait la civilisation occidentale déviante dans le courant de la civilisation islamique.

Toutefois, aujourd’hui, avec l’appel insistant à ce qu’ils appellent « la jurisprudence des minorités », nous savons que nous sommes menacés par l’opposé de ce qui était l’objet de notre optimisme : nous sommes menacés par la dissolution de l’islam dans le courant de la civilisation occidentale déviante, dissolution garantie par cette « jurisprudence ».

Que les apôtres de cet appel - qui nous est étranger - craignent Allâh et qu’ils sachent que le fruit de cet appel est la réalisation de ce qui est ourdi contre l’islam aujourd’hui, à savoir sa transformation en « islams régionaux et variés ». Nous disposons dans les nombreuses académies juridiques de notre monde arabe et islamique de quoi nous dispenser d’inventer des références particulières, spécifiques à cette nouvelle « jurisprudence » islamique que la législation islamique n’a jamais connues.

14 septembre 2007

Tariq Ramadan le corrupteur - Les baudruches du PIF (3)

par Rafic Soormally,
 
Lors de sa visite à Maurice Tariq Ramadan a déclaré publiquement que les Arabes des banlieues de Paris ne parlent pas arabe, qu’il n’est pas payé par les Anglais, et que le Ministre britannique Jack Straw avait tout simplement posé « une question » sur le port du voile islamique alors que ce dernier avait spécifiquement demandé aux Musulmanes de « retirer leurs voiles ».

Il est fort étrange que, durant sa visite conférencière à Maurice [24 juillet au 5 août 2007], Tariq Ramadan a passé son temps à donner des interviews à la presse mauricienne comme un politicien. [v. le Mauricien du 26 juillet 2007, l’Express du 27 juillet 2007, Impact News du 27 juillet et 03 août 2007, Star du 05 août 2007, etc.]. En réalité, l’agenda politique de Tariq Ramadan n’est que trop évident : la politique européenne de la laïcité, une citoyenneté servile, une intégration-assimilation raciste, le féminisme islamique, etc. Les Musulmans doivent savoir que « islamologue » est un titre européen et non islamique et ne fait pas de Tariq Ramadan un Imâm ou un expert en matière islamique. Pour Tariq Ramadan, c’est la laïcité qui est « non-négociable » et non l’Islam. Ceci, il l’a dit et répété.


Selon un ‘tableau publicitaire’ [Star, 22 juillet 2007], Tariq Ramadan viendrait « Réformer notre Cœur », « Réformer notre Éducation », et « Réformer notre Monde ». Si M. Ramadan sait qu’il est de ‘mauvais cœur’ (de mauvaise foi), qu’il réforme son propre cœur. Il n’est pas en position de savoir si les Mauriciens sont de ‘mauvais cœur’ comme lui. Ses insinuations sont révoltantes.



Tariq Ramadan veut corrompre l’Islam


Tariq Ramadan se décrit parfaitement quand il dit dans le Mauricien du 26 juillet 2007 que « Les pires ennemis de l’Islam, ce sont les musulmans eux-mêmes parce que ce sont eux qui dénaturent parfois le message. » C’est bien M. Ramadan qui passe sa vie à dénaturer le Message islamique ! Dans cette liste, on peut ajouter Salman Rushdie, Fouad Laouri, Abdelwahab Meddeb, Rashid Benzine, Malek Chebel et bien d’autres. Ceux et celles qui veulent apprendre l’Islam savent qu’ils doivent se tourner vers le Saint Qur’an, les Ahadith, et les érudits islamiques, et non vers des soi-disant islamologues ! La prétendue réforme islamique de M. Ramadan n’est en fait qu’une tentative malsaine de sa part pour corrompre l’Islam sous le couvert de réforme. [Qur’an : S.II (Al Baqara) v.11 & 12]



« l’Islam n’est pas une culture »



Dans son interview dans Impact News du 03 août 2007, Tariq Ramadan prétend, d’un côté, que « l’Islam n’est pas une culture » et, de l’autre côté, que « L’arabe est la langue du Coran mais, la culture arabe n’est pas la culture de l’Islam ». Bien des Musulmans, arabes ou pas, pourraient le considérer comme un blasphémateur à la manière de Salman Rushdie car il fausse sciemment le Message, car pour les croyants Musulmans, c’est bien Dieu qui, à travers les révélations transmises au Prophète Muhammad (saw) par l’Ange Gabriel, a choisi de donner l’Islam à l’humanité en langue arabe, et dans la culture arabe qui nécessita bien-sûr quelques profondes réformes.



La culture islamique existe bien et elle ne peut être dissociée de la culture arabe qui a traversé quatorze siècles. Tous les Musulmans du monde entier héritèrent conséquemment, et en toute légitimité, cette richissime culture islamique et arabo-islamique qui formèrent dorénavant partie intégrante de leurs propres cultures indigènes ou ancestrales. Nous pouvons citer des milliers d’exemples, depuis la façon de manger, de se vêtir, de parler, de cohabiter avec des gens d’autres religions et cultures, d’apprendre, de chanter, de danser, de jouer de la musique, toute une panoplie du savoir-vivre de chaque peuple ou individu ayant embrassé l’Islam, et qui constituent tous des éléments de la culture de chacun, mais que M. Ramadan se sent incapable de comprendre. Les propos de Tariq Ramadan sont très offensifs et dangereux, et ne peuvent provenir que d’un ennemi de l’Islam, et de la culture islamique qui est une culture très ouverte et sans frontière.



Intégration-assimilation raciste



Quand M. Ramadan parle d’intégration-assimilation, il veut en réalité un Arabe musulman ‘intégré’ par le racisme, soit un Musulman sans culture islamique et sans langue arabe, parce qu’il dit ne vouloir que les versions du Saint Qur’an traduit en langues européennes. M. Ramadan cherche à couper les liens des Arabes français et européens de leurs cultures d’origines et empêcher les érudits islamiques des pays arabes d’enseigner l’Islam en France et en Europe pour les remplacer par des ‘islamologues’ européens égarés comme lui, et des Imâms formés sous strict contrôle de l’État français. C’est dans cette optique que Jacques Chirac (Charles Pasqua et autres) dira haut et fort que la France ne veut pas de « l’Islam en France », mais uniquement « l’Islam de France » qu’il prétend avoir perfectionné avec l’aide du Recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, et d ‘autres collaborateurs, et destiné aux « Arabes » de France, et qu’il s’était proposé d’exporter au reste du monde, plus particulièrement le Maghreb et les pays francophones, l’île Maurice comprise. Dans ce même sillage, M. Ramadan s’est fait le véhicule d’un endoctrinement tous azimuts sous forme de réforme de l’Islam et de l’intégration-assimililation des Musulmans d’Europe dans la culture des gouvernants.

En revanche, les rabbins formés en Israël et les prêtres formés à Rome, en Russie et ailleurs, sont entièrement acceptables pour Ramadan !




« Double langage »



Il est vrai que Ramadan est accusé de double langage (ce qui n’est plus à prouver d’ailleurs), d’islamiste, d’anti-sémite juif quand il ne plait pas aux Sionistes [Ref. Caroline Fourest, Daniel Pipes, Ian Hamel]. Il est même accusé « d’être le petit-fils d’Hassan al Banna », fondateur du mouvement de libération des Frères (Musulmans) en Egypte dans les années 1920. Dans leur premier journal, créé vers 1930, les Frères publient leur profession de foi comme suit : « Je crois que tout est sous l’ordre de Dieu, que Mohammad est le sceau de toute prophétie adressée à tous les hommes... que le Coran est le Livre de Dieu, que l’islam est une Loi complète pour diriger cette vie et l’autre.. ». Mais, étrangement, M. Ramadan ne souscrit pas à ces valeurs islamiques parce que l’organisation de son grand-père est cataloguée comme une organisation terroriste par les Européens et les gouvernements (États clients) arabes pro-européens.

La stratégie sioniste a toujours été d’accuser, de diaboliser et d’attaquer pour mieux recruter. Ceci explique pourquoi Tariq Ramadan clame que les insultes et le blasphème des caricatures dans Jyllands Posten au Denmark et la décoration par le gouvernement britannique de Salman Rushdie, auteur des Versets Sataniques contre le Prophète Muhammad (saw) et l’Islam ne sont pas des propos sérieux et, au nom du gouvernement britannique, il accuse le gouvernement pakistanais qui, récemment, condamna la décoration de Rushdie, de s’ingérer dans les affaires intérieures de la Grande Bretagne. [v. Tariq Ramadan dans BBC2 Newsnight du 18 juin 2007]. Mais M. Ramadan, lui, il se donne tous les droits d’ingérence dans les affaires intérieures d’autres pays, comme Maurice.



La troisième langue de Tariq Ramadan



À Maurice, M. Ramadan parle avec une troisième langue, une langue venimeuse qui a déjà, malheureusement, empoisonné l’esprit de certains jeunes sous les auspices de certaines « organisations islamiques » non-identifiées. Autant que l’on sache, c’est une minorité d’affairistes, dont le financement n’est pas encore connu, qui tentent d’imposer la politique ramadaniste sur la grande majorité des Musulmans, tout en se servant de Maurice comme un laboratoire [v. Dr Khalil Elahee, aussi connu comme Abu Abdallah]. Cette minorité est loin d’être engagée « dans un acte de sacrifice » comme le prétend Ramadan [v. l’Express du 27 juillet 2007]. Ce sont les cobayes mauriciens qui sont les sacrifiés.




Faussetés et mensonges



Tariq Ramadan a donné des centaines d’interviews à travers le monde, y compris à Maurice, et le résultat est toujours néfaste car il ne cesse d’induire les gens en erreur. Il a aussi tendance à répondre à côté et, dans certains cas, soit il ne dit pas toute la vérité ou il ment carrément. Prenons les quelques exemples suivants, en majeure partie provenant de son interview dans le quotidien le Mauricien du le 26 juillet 2007 :



Ramadan cite « l’universalité » de l’Islam, mais en Europe il parle de « European Islam » (« Islam européen »), et il explique que, de la même manière, il existe aussi « Asian Islam » (« Islam asiatique ») et « African Islam » (« Islam africain »), ce que tout vrai Musulman sait que c’est totalement faux. L’universalité de l’Islam veut dire qu’il n’existe qu’un Islam pour toute la Création, celui qui enseigne le « tawhid » (« unicité »). Dire que « l’Islam est une religion française » démontre à quel point M. Ramadan déforme la vérité. Le fait que l’Islam soit une des religions dont les adeptes sont français ou européens ne veut nullement dire que l’Islam est une religion française ou européenne. En ce qui concerne sa vision de l’Islam, Ramadan affirme : « Quand on vient avec d’autres réponses, on dit que cela vient de l’Europe ». Mais, bon sang, sa vision est belle et bien une vision européenne – alors pourquoi nier l’évidence ?



Ramadan ne dit pas que la véritable raison avancée pour le refus de son visa pour les USA n’était pas ses dénonciations concernant les prisons cachées et la situation en Irak, mais parce qu’il fut accusé d’avoir donné environ $940 à des organisations caritatives palestiniennes que les Américains ont considérées ultérieurement comme terroristes. Il serait bien de noter que des milliers d’organisations (sans oublier les synagogues) y compris des États financent l’occupation terroriste et apartheid d’Israël par trillions de dollars sans que le monde ne crie au scandale !



En ce qui concerne les attentats du 11 septembre 2001 (9/11) contre le World Trade Centre (WTC) et le Pentagone aux Etats Unis, Tariq Ramadan lui-même demandait, au début, des preuves pour démontrer si c’était bien les Musulmans qui étaient les coupables, mais, maintenant, à Maurice, il dit que « On sait que les musulmans sont impliqués dans les actes condamnables du 11 septembre » sans produire aucune preuve [v. l’Express, 27 juillet 2007]. Il ne fait en somme que régurgiter la version sioniste alors que la majorité des Américains (et le monde de plus en plus) sait, maintenant, que ces attentats étaient un travail sophistiqué de l’intérieure. L’organisation Al Qaïda n’existe pas ; ce n’est qu’une invention CIA-sioniste. Ramadan ne dit pas non-plus que quand les Catholiques de l’IRA revendiquaient les attentats pour libérer l’Irlande du Nord, ils n’étaient pas identifiés comme Catholiques et ni le catholicisme, ni l’Église Catholique, ni les prêtres catholiques, ni la Bible ne furent diabolisés et leurs églises décrites comme des réseaux terroristes. Ramadan est aussi silencieux sur le terrorisme des gouvernements européens.


Tariq Ramadan parle d’un livre dont il ne cite pas le titre, qui dit qu’il « parle en arabe dans les banlieues » de Paris ce qu’il dément formellement, et prétend que « dans les banlieues, ils ne parlent pas arabe ». Mais, c’est tout à fait faux car, de plus en plus, les Arabes des banlieues apprennent et parlent arabe, surtout en raison de leur retour à l’Islam. Comment peut-on mentir à ce point, et publiquement ? Les lecteurs et lectrices doivent se rendre compte que M. Ramadan ne dit pas qu’il est libre et fier de parler arabe qui est non seulement une très belle langue et la langue du Qur’an, mais aussi la langue de ses parents, ses grands-parents et ses ancêtres, et la langue spirituelle de plus d’un milliard de Musulmans et même des Juifs et des Chrétiens des pays arabophones comme le Liban.



Dans sa réponse sur le port du voile islamique, Tariq Ramadan ment également quand il dit que le Ministre britannique Jack Straw avait tout simplement « posé une question ». Jack Straw avait demandé aux Musulmanes « to remove their veils » (« de retirer leurs voiles ») qu’il considérait comme « a visible statement of separation and of difference » (« une déclaration ostentatoire de séparation et de différence ») [Metro, octobre 6, 2006]. Ce n’était pas « une question » comme le prétend Ramadan, mais un acte délibérément raciste. Par contre, Jack Straw n’a pas de souci envers les femmes qui portent le voile du maquillage, des décolletés ou qui s’exhibent les fesses à l’air, ce qui est considéré comme moderne et progressiste. Bien au contraire, les Européens doivent, dans une société libre et égalitaire, respecter la différence, les religions, les langues et les cultures des autres. Ce sont ces questions-là qu’il faut absolument aborder.



La psychologie inversée de Tariq Ramadan



Quand M. Ramadan dit aux Mauriciens qu’il « ne faut pas que la culture de Maurice soit produite à Washington, à Paris ou à Londres », en réalité, il veut dire que les Musulmans ne doivent pas se laisser influencer par des cultures qui proviennent, par exemple, de l’Afrique, de l’Arabie ou de l’Inde (Hindoustan) ! Sinon, pourquoi se serait-il déplacé de l’Europe à huit reprises pour venir nous dire de nous méfier des Européens, dont la politique il ne cesse de propager? Ce n’est en fait que le « reverse psychology » (« psychologie inversée ») de Nietzche, son guru ainsi que celui de Salman Rushdie ! M. Ramadan, pense-t-il vraiment que les Mauriciens sont des imbéciles parce que c’est un petit pays très accueillant et hospitalier où il a accès libre aux médias ? Son arbre d’endoctrinement n’arrivera certainement pas à cacher la forêt, même quand, à travers ses tentatives de réforme, qui sont d’ailleurs vouées à l’échec, il ne fait que saper la confiance de la communauté musulmane et celle de ses représentants religieux tout en prétendant qu’il les respecte : c’est la méthode sioniste de déception.



Il se pose comme réformateur quand, en réalité, il n’est qu’un corrupteur (al mufssid) (selon le Saint Qur’an), tenant non un double, mais un triple langage avec toutes ses ambiguïtés, ses contradictions, ses mensonges et ses contre-vérités. Polly Curtis du Guardian [October 4, 2005] qualifie Ramadan de « patchwork philosopher » (« philosophe de rafistolage ») qui reconnaît qu’il a « multiple identities » (« de multiple identités »), et Iqbal Siddiqui du Crescent International [April 16-30, 2000] a depuis longtemps exposé la pensée déviante de M. Ramadan comme de la pure abstraction philosophique européenne qui ne reflète pas la réalité [v. « To be a European Muslim » – (« Devenir un Musulman européen ») (1999) de Tariq Ramadan]. Les multiples identités que M Ramadan dit qu’il possède sont souvent vues comme ses ‘multiples personnalités’.



Conclusion



Né en Suisse de parents exilés, Tariq Ramadan semble souffrir d’une crise identitaire et se bat pour construire une identité dite moderniste et progressiste en Europe, mais cela ne lui donne pas le droit d’essayer d’imposer cette identité fictive sur les autres à travers ses cassettes, ses livres, ses conférences, et les médias. Les Mauriciens ne souffrent pas de crise identitaire. Nos diverses communautés majoritairement d’origines hindoustainnaise et africaine se respectent, préservent leurs cultures ancestrales et n’ont nullement besoin de « l’Européen de l’année » Tariq Ramadan pour leur enseigner leur pluri-culture. Il ne fait que diviser les Mauriciens qui ne sont pas comparables aux citoyens de deuxième zone qu’on voit en Europe et dont Ramadan veut contrôler la pensée et le mode de vie par une fausse réforme à l’européenne.



Tariq Ramadan, invité (depuis 2005) de l’ex-Premier Ministre Tony Blair qui est décrit comme avoir sur les mains le sang de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants musulmans de l’Irak et de l’Afghanistan, est considéré par beaucoup comme l’ennemi de l’Islam et des Musulmans. Il défend la politique des Européens qui prétendent que la pensée des Musulmans doit être réformée, voire l’Islam même, quand la vérité est tout à fait le contraire. La « modernité », « l’Islam dans la laïcité », le « féminisme islamique », et le « progressisme social et politique » de Tariq Ramadan ne sont que des mythes émanant d’un émule du philosophe allemand Friedrich Wilhelm Nietzsche [1844 –1900] - le sujet de la thèse de doctorat de Tariq Ramadan - et qui décéda par cause d’insanité causée par la syphilis. Tariq Ramadan se prétend réformateur parce que ses maîtres européens et les racistes qu’il côtoie le veulent, mais en réalité il n’est qu’un piètre corrupteur.

09 août 2007

Le cas Tariq Ramadan - Les Baudruches du PIF (2)

C'est au tour du sieur Tariq Ramadan d'être dégonflé par abou Mariam, du site LIMBeS, et une fois encore avec style ! 

Cette fois-ci, c'est bien simple, selon lui "Tariq Ramadan est un apostat". S'il sort de cette réserve que doit observer tout musulman sur la sincèrité de la foi de ses frères en islam, on ne peut guère le lui reprocher tant le frère en question est emblématique d'un courant qui rêve, sans rire, de "désislamiser l'islam" en le modernisant. Il serait bon qu'une fois pour toutes, ils comprennent "qu'on ne peut servir deux maîtres" et qu'être muslim ne signifie pas être soumis aux dogmes modernistes ...

 

 

 Une si pieuse apostasie,

le cas Tariq Ramadan 

 

"Il est hors de doute pour moi que l'homme que j'ai décidé de considérer aujourd'hui, non sans devoir ravaler force dégoût et moult ennui, est un apostat, c'est-à-dire quelqu'un à qui, lorsque les vaches sont bien gardées, on tranche la tête d'abord, pour discuter ensuite. C'est effectivement ainsi et non autrement que je considère le phénomène médiatique nommé Tariq Ramadan. En fait, plus je le considère et plus je suis sidéré par tout ce qu'il y a de sidéral et d'abyssal dans le personnage, à commencer par sa sottise. Sans craindre la vulgarité, on peut dire que cette dernière est le principal considérant qui me pousse à disposer les présentes considérations. D'ailleurs, quand on parle de considérant, plus qu'aucune autre l'image de «frère Tariq» s'impose à mon esprit. Puissent ces quelques pages sidérées suffire à en découdre pour l'éternité avec cet abruti sidérant, apostat et imposteur considérable, qui infeste de sa présence rencontres, colloques et séminaires sur l'islam - un islam que l'on croirait parfois atteint d'une sorte de sida intellectuel, qui n'arrive plus à secréter d'anticorps contre ce genre de poison séditieux. Dieu veuille pourtant que le «syndrome Ramadan», qu'on pourrait définir comme un reniement opportuniste sur fond de sottise pieuse - une si pieuse apostasie - soit passager, comme toute chose ici bas. " ... >>>

08 août 2007

Les baudruches du PIF (1)


Abou Mariam, sur son excellent site LIMBeS, se livre (entre autre, tous les articles méritent une lecture attentive tant ils sont plein de l'intelligence qui fait tant défaut à tous aujourd'hui, et, de surcroit, écrits avec style) au plaisant dégonflage d'une des baudruche du Paysage Islamique Francophone les plus irritantes, Eric Geoffroy (et en égratignant au passage les socialistes "musulmans" du site oumma.com). 



"Voici un texte d'Éric « Younès » Geoffroy publié sur le site Oumma.com. Pour ceux qui ne le savent pas, le professeur Geoffroy est une « autorité ». Ses ouvrages sur le soufisme, au nombre hautement symbolique de sept, sont lus et appréciés par des milliers de personnes à travers le monde, il enseigne dans de nombreuses universités d'Europe, notamment à l'UCL (Belgique), où il a été embarqué dans le récent programme de formation des cadres islamiques... progamme conçu par de purs laïques, athées et prosélytes, donc des ennemis déclarés de l'islam (tel le professeur Dasseto), et qui regorge de sociologie, de critique historique, de religions comparées, etc., bref de tout ce qui peut contribuer à former des cadres parfaitement en accord avec l'« esprit » de la modernité athée. Là dedans, M. Geoffroy est censé jouer les idiots utiles (mais néanmoins grassement payés), en apportant l'indispensable touche « spirituelle » de son « soufisme » aussi vague qu'inoffensif



Car s'il est sincère, débonnaire et non dépourvu de côtés sympathiques quand il critique certains aspects du monde moderne (ce qui pour un auteur « académique » représente le sommet de l'audace imaginable), M. Geoffroy, brillant universitaire et référence désormais incontournable sur l'islam spirituel, est avant tout un homme médiocre, falot (je le dis sans haine, car n'a pas forte personnalité qui veut), et dont les incohérences doctrinales laissent pantois. Je présente donc une analyse de son texte, au titre révélateur « Le soufisme et la France », afin d'édifier ceux qui se demandent encore ce qu'il faut penser de ce genre d'« autorité » officielle. " ... >>>