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24 septembre 2007

Joseph de Maistre, Considérations sur la France

Sahih el Bukhâri: El-Humaïdi nous a rapporté d'après Sufiâne, d'après Ezzuhrî, d'après Sa'îd ibn el-Muçayyib, d'après Abû Huraïra (ra) qui a dit : "Le Messager d'Allah (saws) a dit : " Le fils d'Adam me contrarie; ilinjurie le temps, alors que c'est Moi le temps; le commandement (de toute chose) se trouve dans Ma main, et Je fais alterner la nuit et le jour."

 

"Ce qu'il y a de plus admirable dans l'ordre universel des choses, c'est l'action des êtres libres sous la main divine. Librement esclaves, ils opèrent tout à la fois volontairement et nécessairement: ils font réellement ce qu'ils veulent, mais sans pouvoir déranger les plans généraux."

 

Les Considérations sur la France

de Joseph de Maistre. 

16 septembre 2007

La "jurisprudence des minorités"

C'est sur Islamophile que j'ai trouvé cet article intéressant de Sheikh Muhammad Said Ramadan al-Bouti, article sur la dangerosité des statuts juridiques d'exception pour les musulmans vivant en dar al-kufr. Un texte à méditer, donc.

Je le poste ici, dans la rubrique "Impostures", pour la raison évidente, il me semble, que le travaille de sape des fondements de l'islam par les esprits occidentaux passe également par ce genre de réforme jurisprudentielle. 

Les passages soulignés le sont par moi.

 

A l’heure où les grandes têtes de la colonisation culturelle dans le monde ourdissent des plans pour fractionner l’islam universel et unique en de multiples " islams" régionaux - par conséquent, différents et antagonistes - s’élèvent et se succèdent les voix appelant à l’établissement de ce qu’ils appellent "la jurisprudence des minorités" [fiqh al-aqalliyyât] qui serait un habillage islamique convenable à l’islam en croissance en Occident - avec ses deux pôles américain et européen - à la différence de « l’autre islam », répandu dans les pays musulmans de façon générale.

Je demandais : Quelles sont les références et fondements dont émanerait cette "jurisprudence des minorités" ?

On me répondit : Ils sont nombreux : la règle des intérêts généraux [qâ`idat al-masâlih], le fait que les nécessités levent les interdits, la difficulté entraîne l’allègement [al-mashaqah tajlib at-taysîr] et le verset "et Il ne vous a imposé aucune gêne dans la religion".

Je dis : Mais ces références ne sont guère spécifiques aux musulmans vivant en Europe ou aux Etats-Unis. Ce sont des références d’une jurisprudence islamique universelle non liée à une terre donnée et elles n’ont jamais été la base de ce que vous appelez « la jurisprudence des minorités » spécifiquement. En effet, dès lors qu’il y a une « nécessité » dans son acception juridique bien connue, l’interdit qui l’a occasionnée est levé ; chaque fois que la difficulté excède la limite supportable, la dérogation juridique afférente est appliquée et chaque fois que deux intérêts s’opposent sur l’échelle des finalités juridiques, l’intérêt le plus prioritaire est retenu. Nous ne trouvons dans le Coran ni dans la Sounnah, ni dans les paroles de l’un des Imams de la Shari`ah (legislation) islamique que ces références sont spécifiques à la condition des minorités vivant dans les terres de mécréance alors qu’il ne serait pas licite pour les autres musulmans dans le monde islamique d’y recourir et de s’y référer.

On me rétorqua : Les nécessités, dont émane le besoin insistant pour une jurisprudence spéciale à ces régions, proviennent du fait qu’ils se trouvent dans des sociétés non-islamiques, avec des caractéristiques bien distinctes de celles des sociétés islamiques !

Je dis : Quel est cet islam qui établit que la seule présence d’un musulman en terre de mécréance est considéré comme une nécessité légitimant une jurisprudence islamique spécifique pour le mettre en harmonie avec les courants de mécréance, de débauche et de désobéissance ?! Pourquoi donc Allâh a-t-Il institué et ordonné l’émigration de la terre de mécréance vers la terre d’islam dès lors qu’il devient impossible pour le musulman d’y appliquer les commandements de l’islam. Le Messager d’Allâh et ses compagnons n’eussent-ils pas séjourné au sein des polythéistes mecquois en se basant sur ce qu’ils ignoraient et que vous appelez « la jurisprudence des minorités » ?

Et si la seule présence des musulmans dans la terre de mécréance est une source de nécessité justifiant l’innovation d’une nouvelle jurisprudence adaptée à l’état de cette terre et ceux qui y vivent, quels sont alors les gens visés par cette Parole d’Allâh- Exalté et Glorifié :

Ceux qui ont fait du tort à eux-mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes en disant : ‹Où en étiez-vous ?› (à propos de votre religion) - ‹Nous étions impuissants sur terre›, dirent-ils. Alors les Anges diront : ‹La terre d’Allâh n’était-elle pas assez vaste pour vous permettre d’émigrer ?› Voilà bien ceux dont le refuge est l’Enfer. Et quelle mauvaise destination ! [4 :97]

Nous étions optimistes et pensions que la croissance du nombre des musulmans en Occident, avec leur attachement à l’islam et l’alignement sur ses lois, dissoudrait la civilisation occidentale déviante dans le courant de la civilisation islamique.

Toutefois, aujourd’hui, avec l’appel insistant à ce qu’ils appellent « la jurisprudence des minorités », nous savons que nous sommes menacés par l’opposé de ce qui était l’objet de notre optimisme : nous sommes menacés par la dissolution de l’islam dans le courant de la civilisation occidentale déviante, dissolution garantie par cette « jurisprudence ».

Que les apôtres de cet appel - qui nous est étranger - craignent Allâh et qu’ils sachent que le fruit de cet appel est la réalisation de ce qui est ourdi contre l’islam aujourd’hui, à savoir sa transformation en « islams régionaux et variés ». Nous disposons dans les nombreuses académies juridiques de notre monde arabe et islamique de quoi nous dispenser d’inventer des références particulières, spécifiques à cette nouvelle « jurisprudence » islamique que la législation islamique n’a jamais connues.

15 septembre 2007

Les intellectuels modernes

C'est sur l'excellent LIMBeS, que l'on peut trouver cette citation de Péguy, que je n'ai personnellement jamais lu. Je ne résiste pas plus longtemps à la tentation de la publier sur ce blog-ci, tant elle traduit parfaitement ce que, bien souvent, j'ai en tête lorsque je dois subir les insignifiantes élucubrations de ces impuissants nains intellectuels qui composent la large majorité des occidentaux modernes.

J'ignore de quel ouvrage cette citation est tirée.

 

«On peut penser, comme je le pense personnellement, que les auteurs et que les sectateurs de cette basse et grossière métaphysique du parti intellectuel moderne, inintelligente, eussent été dénoncés, méprisés comme barbares, comme n'ayant non seulement aucun sens de la beauté, mais comme n'ayant pas même, au fond, le sens de la nature, non pas seulement dans les écoles d'Athènes, comme n'ayant pas même une idée des questions qui se posent, et s'ébrouant dans des questions qui ne se posent pas, mais avant le commencement de la grandeur d'Athènes dans toutes les cités colonies des côtes de la Grande-Grèce, des côtes siciliennes et déjà des côtes italiennes. Je ne parle pas des anciens Juifs, qui eussent commencé, comme entrée en matière, par les passer au fil de l'épée, comme impurs, et désagréables au Seigneur. Car on ne saura jamais à quel point ce vieil Israël était un peuple militaire. Mais là n'est point le débat.»

14 septembre 2007

Tariq Ramadan le corrupteur - Les baudruches du PIF (3)

par Rafic Soormally,
 
Lors de sa visite à Maurice Tariq Ramadan a déclaré publiquement que les Arabes des banlieues de Paris ne parlent pas arabe, qu’il n’est pas payé par les Anglais, et que le Ministre britannique Jack Straw avait tout simplement posé « une question » sur le port du voile islamique alors que ce dernier avait spécifiquement demandé aux Musulmanes de « retirer leurs voiles ».

Il est fort étrange que, durant sa visite conférencière à Maurice [24 juillet au 5 août 2007], Tariq Ramadan a passé son temps à donner des interviews à la presse mauricienne comme un politicien. [v. le Mauricien du 26 juillet 2007, l’Express du 27 juillet 2007, Impact News du 27 juillet et 03 août 2007, Star du 05 août 2007, etc.]. En réalité, l’agenda politique de Tariq Ramadan n’est que trop évident : la politique européenne de la laïcité, une citoyenneté servile, une intégration-assimilation raciste, le féminisme islamique, etc. Les Musulmans doivent savoir que « islamologue » est un titre européen et non islamique et ne fait pas de Tariq Ramadan un Imâm ou un expert en matière islamique. Pour Tariq Ramadan, c’est la laïcité qui est « non-négociable » et non l’Islam. Ceci, il l’a dit et répété.


Selon un ‘tableau publicitaire’ [Star, 22 juillet 2007], Tariq Ramadan viendrait « Réformer notre Cœur », « Réformer notre Éducation », et « Réformer notre Monde ». Si M. Ramadan sait qu’il est de ‘mauvais cœur’ (de mauvaise foi), qu’il réforme son propre cœur. Il n’est pas en position de savoir si les Mauriciens sont de ‘mauvais cœur’ comme lui. Ses insinuations sont révoltantes.



Tariq Ramadan veut corrompre l’Islam


Tariq Ramadan se décrit parfaitement quand il dit dans le Mauricien du 26 juillet 2007 que « Les pires ennemis de l’Islam, ce sont les musulmans eux-mêmes parce que ce sont eux qui dénaturent parfois le message. » C’est bien M. Ramadan qui passe sa vie à dénaturer le Message islamique ! Dans cette liste, on peut ajouter Salman Rushdie, Fouad Laouri, Abdelwahab Meddeb, Rashid Benzine, Malek Chebel et bien d’autres. Ceux et celles qui veulent apprendre l’Islam savent qu’ils doivent se tourner vers le Saint Qur’an, les Ahadith, et les érudits islamiques, et non vers des soi-disant islamologues ! La prétendue réforme islamique de M. Ramadan n’est en fait qu’une tentative malsaine de sa part pour corrompre l’Islam sous le couvert de réforme. [Qur’an : S.II (Al Baqara) v.11 & 12]



« l’Islam n’est pas une culture »



Dans son interview dans Impact News du 03 août 2007, Tariq Ramadan prétend, d’un côté, que « l’Islam n’est pas une culture » et, de l’autre côté, que « L’arabe est la langue du Coran mais, la culture arabe n’est pas la culture de l’Islam ». Bien des Musulmans, arabes ou pas, pourraient le considérer comme un blasphémateur à la manière de Salman Rushdie car il fausse sciemment le Message, car pour les croyants Musulmans, c’est bien Dieu qui, à travers les révélations transmises au Prophète Muhammad (saw) par l’Ange Gabriel, a choisi de donner l’Islam à l’humanité en langue arabe, et dans la culture arabe qui nécessita bien-sûr quelques profondes réformes.



La culture islamique existe bien et elle ne peut être dissociée de la culture arabe qui a traversé quatorze siècles. Tous les Musulmans du monde entier héritèrent conséquemment, et en toute légitimité, cette richissime culture islamique et arabo-islamique qui formèrent dorénavant partie intégrante de leurs propres cultures indigènes ou ancestrales. Nous pouvons citer des milliers d’exemples, depuis la façon de manger, de se vêtir, de parler, de cohabiter avec des gens d’autres religions et cultures, d’apprendre, de chanter, de danser, de jouer de la musique, toute une panoplie du savoir-vivre de chaque peuple ou individu ayant embrassé l’Islam, et qui constituent tous des éléments de la culture de chacun, mais que M. Ramadan se sent incapable de comprendre. Les propos de Tariq Ramadan sont très offensifs et dangereux, et ne peuvent provenir que d’un ennemi de l’Islam, et de la culture islamique qui est une culture très ouverte et sans frontière.



Intégration-assimilation raciste



Quand M. Ramadan parle d’intégration-assimilation, il veut en réalité un Arabe musulman ‘intégré’ par le racisme, soit un Musulman sans culture islamique et sans langue arabe, parce qu’il dit ne vouloir que les versions du Saint Qur’an traduit en langues européennes. M. Ramadan cherche à couper les liens des Arabes français et européens de leurs cultures d’origines et empêcher les érudits islamiques des pays arabes d’enseigner l’Islam en France et en Europe pour les remplacer par des ‘islamologues’ européens égarés comme lui, et des Imâms formés sous strict contrôle de l’État français. C’est dans cette optique que Jacques Chirac (Charles Pasqua et autres) dira haut et fort que la France ne veut pas de « l’Islam en France », mais uniquement « l’Islam de France » qu’il prétend avoir perfectionné avec l’aide du Recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, et d ‘autres collaborateurs, et destiné aux « Arabes » de France, et qu’il s’était proposé d’exporter au reste du monde, plus particulièrement le Maghreb et les pays francophones, l’île Maurice comprise. Dans ce même sillage, M. Ramadan s’est fait le véhicule d’un endoctrinement tous azimuts sous forme de réforme de l’Islam et de l’intégration-assimililation des Musulmans d’Europe dans la culture des gouvernants.

En revanche, les rabbins formés en Israël et les prêtres formés à Rome, en Russie et ailleurs, sont entièrement acceptables pour Ramadan !




« Double langage »



Il est vrai que Ramadan est accusé de double langage (ce qui n’est plus à prouver d’ailleurs), d’islamiste, d’anti-sémite juif quand il ne plait pas aux Sionistes [Ref. Caroline Fourest, Daniel Pipes, Ian Hamel]. Il est même accusé « d’être le petit-fils d’Hassan al Banna », fondateur du mouvement de libération des Frères (Musulmans) en Egypte dans les années 1920. Dans leur premier journal, créé vers 1930, les Frères publient leur profession de foi comme suit : « Je crois que tout est sous l’ordre de Dieu, que Mohammad est le sceau de toute prophétie adressée à tous les hommes... que le Coran est le Livre de Dieu, que l’islam est une Loi complète pour diriger cette vie et l’autre.. ». Mais, étrangement, M. Ramadan ne souscrit pas à ces valeurs islamiques parce que l’organisation de son grand-père est cataloguée comme une organisation terroriste par les Européens et les gouvernements (États clients) arabes pro-européens.

La stratégie sioniste a toujours été d’accuser, de diaboliser et d’attaquer pour mieux recruter. Ceci explique pourquoi Tariq Ramadan clame que les insultes et le blasphème des caricatures dans Jyllands Posten au Denmark et la décoration par le gouvernement britannique de Salman Rushdie, auteur des Versets Sataniques contre le Prophète Muhammad (saw) et l’Islam ne sont pas des propos sérieux et, au nom du gouvernement britannique, il accuse le gouvernement pakistanais qui, récemment, condamna la décoration de Rushdie, de s’ingérer dans les affaires intérieures de la Grande Bretagne. [v. Tariq Ramadan dans BBC2 Newsnight du 18 juin 2007]. Mais M. Ramadan, lui, il se donne tous les droits d’ingérence dans les affaires intérieures d’autres pays, comme Maurice.



La troisième langue de Tariq Ramadan



À Maurice, M. Ramadan parle avec une troisième langue, une langue venimeuse qui a déjà, malheureusement, empoisonné l’esprit de certains jeunes sous les auspices de certaines « organisations islamiques » non-identifiées. Autant que l’on sache, c’est une minorité d’affairistes, dont le financement n’est pas encore connu, qui tentent d’imposer la politique ramadaniste sur la grande majorité des Musulmans, tout en se servant de Maurice comme un laboratoire [v. Dr Khalil Elahee, aussi connu comme Abu Abdallah]. Cette minorité est loin d’être engagée « dans un acte de sacrifice » comme le prétend Ramadan [v. l’Express du 27 juillet 2007]. Ce sont les cobayes mauriciens qui sont les sacrifiés.




Faussetés et mensonges



Tariq Ramadan a donné des centaines d’interviews à travers le monde, y compris à Maurice, et le résultat est toujours néfaste car il ne cesse d’induire les gens en erreur. Il a aussi tendance à répondre à côté et, dans certains cas, soit il ne dit pas toute la vérité ou il ment carrément. Prenons les quelques exemples suivants, en majeure partie provenant de son interview dans le quotidien le Mauricien du le 26 juillet 2007 :



Ramadan cite « l’universalité » de l’Islam, mais en Europe il parle de « European Islam » (« Islam européen »), et il explique que, de la même manière, il existe aussi « Asian Islam » (« Islam asiatique ») et « African Islam » (« Islam africain »), ce que tout vrai Musulman sait que c’est totalement faux. L’universalité de l’Islam veut dire qu’il n’existe qu’un Islam pour toute la Création, celui qui enseigne le « tawhid » (« unicité »). Dire que « l’Islam est une religion française » démontre à quel point M. Ramadan déforme la vérité. Le fait que l’Islam soit une des religions dont les adeptes sont français ou européens ne veut nullement dire que l’Islam est une religion française ou européenne. En ce qui concerne sa vision de l’Islam, Ramadan affirme : « Quand on vient avec d’autres réponses, on dit que cela vient de l’Europe ». Mais, bon sang, sa vision est belle et bien une vision européenne – alors pourquoi nier l’évidence ?



Ramadan ne dit pas que la véritable raison avancée pour le refus de son visa pour les USA n’était pas ses dénonciations concernant les prisons cachées et la situation en Irak, mais parce qu’il fut accusé d’avoir donné environ $940 à des organisations caritatives palestiniennes que les Américains ont considérées ultérieurement comme terroristes. Il serait bien de noter que des milliers d’organisations (sans oublier les synagogues) y compris des États financent l’occupation terroriste et apartheid d’Israël par trillions de dollars sans que le monde ne crie au scandale !



En ce qui concerne les attentats du 11 septembre 2001 (9/11) contre le World Trade Centre (WTC) et le Pentagone aux Etats Unis, Tariq Ramadan lui-même demandait, au début, des preuves pour démontrer si c’était bien les Musulmans qui étaient les coupables, mais, maintenant, à Maurice, il dit que « On sait que les musulmans sont impliqués dans les actes condamnables du 11 septembre » sans produire aucune preuve [v. l’Express, 27 juillet 2007]. Il ne fait en somme que régurgiter la version sioniste alors que la majorité des Américains (et le monde de plus en plus) sait, maintenant, que ces attentats étaient un travail sophistiqué de l’intérieure. L’organisation Al Qaïda n’existe pas ; ce n’est qu’une invention CIA-sioniste. Ramadan ne dit pas non-plus que quand les Catholiques de l’IRA revendiquaient les attentats pour libérer l’Irlande du Nord, ils n’étaient pas identifiés comme Catholiques et ni le catholicisme, ni l’Église Catholique, ni les prêtres catholiques, ni la Bible ne furent diabolisés et leurs églises décrites comme des réseaux terroristes. Ramadan est aussi silencieux sur le terrorisme des gouvernements européens.


Tariq Ramadan parle d’un livre dont il ne cite pas le titre, qui dit qu’il « parle en arabe dans les banlieues » de Paris ce qu’il dément formellement, et prétend que « dans les banlieues, ils ne parlent pas arabe ». Mais, c’est tout à fait faux car, de plus en plus, les Arabes des banlieues apprennent et parlent arabe, surtout en raison de leur retour à l’Islam. Comment peut-on mentir à ce point, et publiquement ? Les lecteurs et lectrices doivent se rendre compte que M. Ramadan ne dit pas qu’il est libre et fier de parler arabe qui est non seulement une très belle langue et la langue du Qur’an, mais aussi la langue de ses parents, ses grands-parents et ses ancêtres, et la langue spirituelle de plus d’un milliard de Musulmans et même des Juifs et des Chrétiens des pays arabophones comme le Liban.



Dans sa réponse sur le port du voile islamique, Tariq Ramadan ment également quand il dit que le Ministre britannique Jack Straw avait tout simplement « posé une question ». Jack Straw avait demandé aux Musulmanes « to remove their veils » (« de retirer leurs voiles ») qu’il considérait comme « a visible statement of separation and of difference » (« une déclaration ostentatoire de séparation et de différence ») [Metro, octobre 6, 2006]. Ce n’était pas « une question » comme le prétend Ramadan, mais un acte délibérément raciste. Par contre, Jack Straw n’a pas de souci envers les femmes qui portent le voile du maquillage, des décolletés ou qui s’exhibent les fesses à l’air, ce qui est considéré comme moderne et progressiste. Bien au contraire, les Européens doivent, dans une société libre et égalitaire, respecter la différence, les religions, les langues et les cultures des autres. Ce sont ces questions-là qu’il faut absolument aborder.



La psychologie inversée de Tariq Ramadan



Quand M. Ramadan dit aux Mauriciens qu’il « ne faut pas que la culture de Maurice soit produite à Washington, à Paris ou à Londres », en réalité, il veut dire que les Musulmans ne doivent pas se laisser influencer par des cultures qui proviennent, par exemple, de l’Afrique, de l’Arabie ou de l’Inde (Hindoustan) ! Sinon, pourquoi se serait-il déplacé de l’Europe à huit reprises pour venir nous dire de nous méfier des Européens, dont la politique il ne cesse de propager? Ce n’est en fait que le « reverse psychology » (« psychologie inversée ») de Nietzche, son guru ainsi que celui de Salman Rushdie ! M. Ramadan, pense-t-il vraiment que les Mauriciens sont des imbéciles parce que c’est un petit pays très accueillant et hospitalier où il a accès libre aux médias ? Son arbre d’endoctrinement n’arrivera certainement pas à cacher la forêt, même quand, à travers ses tentatives de réforme, qui sont d’ailleurs vouées à l’échec, il ne fait que saper la confiance de la communauté musulmane et celle de ses représentants religieux tout en prétendant qu’il les respecte : c’est la méthode sioniste de déception.



Il se pose comme réformateur quand, en réalité, il n’est qu’un corrupteur (al mufssid) (selon le Saint Qur’an), tenant non un double, mais un triple langage avec toutes ses ambiguïtés, ses contradictions, ses mensonges et ses contre-vérités. Polly Curtis du Guardian [October 4, 2005] qualifie Ramadan de « patchwork philosopher » (« philosophe de rafistolage ») qui reconnaît qu’il a « multiple identities » (« de multiple identités »), et Iqbal Siddiqui du Crescent International [April 16-30, 2000] a depuis longtemps exposé la pensée déviante de M. Ramadan comme de la pure abstraction philosophique européenne qui ne reflète pas la réalité [v. « To be a European Muslim » – (« Devenir un Musulman européen ») (1999) de Tariq Ramadan]. Les multiples identités que M Ramadan dit qu’il possède sont souvent vues comme ses ‘multiples personnalités’.



Conclusion



Né en Suisse de parents exilés, Tariq Ramadan semble souffrir d’une crise identitaire et se bat pour construire une identité dite moderniste et progressiste en Europe, mais cela ne lui donne pas le droit d’essayer d’imposer cette identité fictive sur les autres à travers ses cassettes, ses livres, ses conférences, et les médias. Les Mauriciens ne souffrent pas de crise identitaire. Nos diverses communautés majoritairement d’origines hindoustainnaise et africaine se respectent, préservent leurs cultures ancestrales et n’ont nullement besoin de « l’Européen de l’année » Tariq Ramadan pour leur enseigner leur pluri-culture. Il ne fait que diviser les Mauriciens qui ne sont pas comparables aux citoyens de deuxième zone qu’on voit en Europe et dont Ramadan veut contrôler la pensée et le mode de vie par une fausse réforme à l’européenne.



Tariq Ramadan, invité (depuis 2005) de l’ex-Premier Ministre Tony Blair qui est décrit comme avoir sur les mains le sang de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants musulmans de l’Irak et de l’Afghanistan, est considéré par beaucoup comme l’ennemi de l’Islam et des Musulmans. Il défend la politique des Européens qui prétendent que la pensée des Musulmans doit être réformée, voire l’Islam même, quand la vérité est tout à fait le contraire. La « modernité », « l’Islam dans la laïcité », le « féminisme islamique », et le « progressisme social et politique » de Tariq Ramadan ne sont que des mythes émanant d’un émule du philosophe allemand Friedrich Wilhelm Nietzsche [1844 –1900] - le sujet de la thèse de doctorat de Tariq Ramadan - et qui décéda par cause d’insanité causée par la syphilis. Tariq Ramadan se prétend réformateur parce que ses maîtres européens et les racistes qu’il côtoie le veulent, mais en réalité il n’est qu’un piètre corrupteur.

L'islam et le mouvement national

Texte de l'intervention de Christian Bouchet à l'Université d'été d'Egalité et réconciliation (Villepreux, les 8 et 9 septembre 2007).



Pour qui compulse les catalogues des librairies nationalistes, pour qui lit les journaux et magazines des nationaux, pour qui fréquente les foras internet où s’expriment les militants - jeunes et moins jeunes - de la droite nationale, une évidence s’impose rapidement, il y règne un anti-islamisme rabique.

La cause est en apparence entendue : l’islam est l’ennemi de la nation française, de la civilisation européenne et donc du mouvement national .

Mais au delà de l’évidence, au delà des apparences, est-ce bien la réalité ?

C’est ce que nous allons examiner dans cette intervention qui va aborder successivement quatre points :

1 – l’islamophobie est-elle une attitude consubstancielle au mouvement national,

2 – les raisons de cette apparente islamophobie,

3 – les conséquences politiques de l’islamophobie

et 4 – quelles propositions pour une politique nationale face à l’islam ?

1 – l’islamophobie est-elle une attitude consubstancielle au mouvement national

Une approche objective des faits oblige à répondre par la négative : l’islam n’a pas toujours été considéré négativement par les nationaux et, actuellement, l’hostilité à son égard n’est pas absolue dans les rangs de la droite de conviction.

Dans le cadre réduit des quelques minutes qui vous suivre, je vais retracer une histoire d’un pan de nos idées en examinant comment celles-ci ont évoluées face à une religion allochtone.

A la fin du XIXème siècle, époque où les préjugés antisémites sont communs dans la population française aussi bien à droite qu’à gauche, l’islam a, aux yeux de certains nationaux, un avantage important... il est hostile à la communauté juive ! Quand, en Algérie, éclate la révolte musulmane du Bachaga Si Mokrani contre le décret Crémieux (décret qui rappelons-le accorde la nationalité française aux juifs maghrébins) les échos sont immédiatement favorables parmi les militants nationalistes français. Edouard Drumont dans ses écrits n’oubliera jamais d’encenser ce soulèvement populaire et l’Algérie sera pour les nationalistes une terre de mission au potentiel électoral élevé.

De son côté Gustave Le Bon, une référence idéologique forte pour beaucoup des nôtres, publie, au début du XXème siècle, un livre intitulé La Civilisation des Arabes. Il fait ressortir dans cet ouvrage « l’influence immense » de la civilisation musulmane qui, pour lui, a policé les peuples barbares qui avaient détruits l’Empire romain et qui a ouvert à l’Europe le monde des connaissances scientifiques, littéraires et philosophiques qu’elle ignorait. En une phrase, pour Le Bon, ce sont les musulmans qui ont « recivilisé » l’Europe !

Durant l’entre-deux guerre, c’est tout naturellement que les ligues et les partis nationaux accueillent dans leurs rangs des militants musulmans. Selon des rapports d’époque de la préfecture de police de Paris, les indigènes d’Afrique du Nord, quand ils s’engagent, le font soit chez les communistes soit dans les ligues nationalistes ! Ainsi, les maghrébins musulmans sont nombreux au Parti populaire français, et la Solidarité française compte tellement d’arabes parmi ses adhérents qu’on la nomme, avec ironie, la « Sidilarité » française... Dans le même temps, des intellectuels « de droite » succombent à l’attrait de l’islam : René Guénon se convertit, il en est de même pour l’égérie futuriste Valentine de Saint Point.

Dans la logique de ce qui précède, les musulmans de l’Empire français sont nombreux, durant la seconde guerre mondiale, se sentir en sympathie avec les puissances de l’Axe et certains combattent même sous uniforme allemand où ils retrouvent d’autres coreligionnaires, originaire des Balkans, engagés sous l’influence du Grand mufti de Jérusalem.

Comme beaucoup d’autres musulmans ont participé aux combats des Forces françaises libres, il y a, au lendemain de la guerre, une sympathie quasi-totale vis à vis de l’islam dans les diverses composantes de la droite nationale. Ceux qui ont collaboré n’oublient pas l’engagement d’Amine al-Husseini au côté de l’Axe et ils apprécient que des pays musulmans accordent un asile bienveillant à certains de leurs proscrits. Ceux qui s’opposaient à l’Allemagne sont reconnaissants à l’armée d’Afrique et à ses régiments musulmans. La décolonisation, la guerre d’Algérie, puis la révolution en Iran, ne modifieront pas réellement la donne. Si une partie non négligeable de la droite nationale devient « anti-arabe » et flirte avec le philosionisme, elle n’est pas cependant anti-musulmane. En effet, il y a de bons musulmans, puisqu’il y a eu les harkis, puisqu’il y a une résistance anti-communiste musulmane en Afghanistan et dans les républiques soviétiques d’Asie centrale.

Maurice Bardèche écrit ainsi que : « Dans le Coran, il y a quelque chose de viril, quelque chose que l’on peut nommer romain » ; Jacques Benoist-Méchin connaît le succès avec des ouvrages très favorables à la dynastie wahhâbite et son Frédéric II vante l’alliance de cet Empereur avec l’islam... Quant à François Duprat, il voit lui, dans les Frères musulmans une forme arabe de l’idéologie pour laquelle il lutte en France !

Quand le 26 novembre 1979, le Parti des forces nouvelles manifeste contre la République islamique d’Iran, il ne le fait pas parce qu’elle est islamique mais parce qu’elle est anti-occidentale et qu’elle détient en otage des diplomates américains... Quelques mois plus tard, la Guilde du Raid, dont à l’époque une partie notable des cadres sont issus des milieux de la droite radicale (entre autre du Groupe d’action jeunesse), joue un rôle important dans le soutien aux réseaux naissants de la résistance islamiste afghane.

En 1985, Eléments, « la revue de la Nouvelle droite » en publiant son n° 53 sur les Arabes, fait scandale. Celui-ci est du, non pas à l’appréciation globalement positive portée sur l’islam, mais aux positions pro-arabes des rédacteurs du magazine... C’est dans ce numéro d’Eléments que Guillaume Faye, le futur héraut de l’islamophobie, considéré alors par Rémi Kaufer et Roger Faligot comme un « néo-nazi islamophile » (in Le Croissant et la croix gammée, p. 239), écrit : « quelque soit le sentiment que puisse inspirer la vision du monde véhiculée par l’islam, le réveil de l’arabo-islamisme constitue un fait objectivement favorable au destin de l’Europe ».

Quelques années plus tard, lors du tout début de l’affaire du foulard, dont l’initiative - rappelons-le - revient au RPR de l’époque, des rédacteurs du Choc du mois n’hésitent pas à écrire, d’une manière significative, qu’ils préfèrent une musulmane en tchador à une beurette en jeans et en baskets.

Quant à l’Algérie et au FIS, la victoire des islamiste parait souhaitable à certains puisque elle est vue comme un début de solution à l’immigration à laquelle le FIS est hostile, comme il est opposé au mélange de la culture arabe avec celle de l’Occident. En août 1991, Minute énonce ainsi une politique en trois points : « pas une voix ne doit manquer au FIS ; pas une voix pour Aït Ahmed et ses démocrates et surtout pas un immigré algérien de plus » et l’hebdomadaire de préciser : «une république islamique en Algérie, c’est un pays de plus qui tourne le dos à la civilisation Benetton, c’est la victoire de la djellaba nationale contre le jean cosmopolite ».

Par ailleurs, interviewé dans la quatre-vingt-dix-huitième parution du magazine Arabies, Jean-Marie Le Pen tient, sans que le Landerneau national ne s’émeuve, ces propos bien peu politiquement corrects : « On attise la peur des Français devant ce qu’il est convenu d’appeler « l’islamisme » ou « l’intégrisme islamique ». Ceux qui attisent ou manipulent ces peurs, n’hésitant pas à dénaturer grossièrement le message de l’islam pour le faire mieux entrer dans leurs schémas, le font dans une optique très précise : celle de l’utopie mondialiste et de l’idéologie des droits de l’Homme qui présupposent la destruction des identités culturelles et le refus de la transcendance. Leur rêve est celui d’un islam aseptisé et rendu inoffensif ».

Enfin, à la fin du premier semestre 1997 personne, ou presque, au sein de la mouvance nationale, ne trouve à redire à ce que Jean-Marie Le Pen rencontre Necmettin Erbakan qui a été le premier Premier ministre islamiste de Turquie (de juin 1996 à avril 1997). On a dit ensuite que cette rencontre fut informelle, qu’elle eut lieu de manière plus ou moins fortuite durant les vacances du dirigeant du FN sur les côtes turques... Mais il faudrait être bien naïf pour croire que des hommes politiques de ce niveau se rencontrent par hasard...

D’ailleurs, ce n’est pas non plus « par hasard » que le chef du FN participe alors de manière régulière aux festivités organisées par l’ambassade d’Iran à Paris en l’honneur de l’anniversaire de la Révolution islamique, ou que, en visite au Liban, il rencontre des élus du Hezbollah pour leur faire part de ses positions sur les questions du Proche-Orient.

Tout cela s’expliquant peut-être par cette confidence faite au journal du FNJ, Agir pour faire front : « c’est cette hégémonie [l’américaine] qui, substantiellement, est hostile à l’idée nationale en général, aux nations en particulier. Ainsi les nationaux ont-ils entre eux un corpus de valeurs communes aux civilisations qu’elles soient chrétiennes ou même musulmanes. Ces valeurs vont du patriotisme au respect du passé, de l’attachement à la terre à l’amour de la famille et à toutes les valeurs qui en découlent : la solidarité, la charité, l’honneur, le dévouement, le sacrifice, etc. »

Il y eut, cependant, de manière constante une hostilité à l’islam de la part de certains représentants de la mouvance nationale, principalement de ceux se rattachant à sa frange nationale-catholique. Un Jean Madiran, par exemple, dans son ouvrage Adieu à Israël, après avoir rappelé que : «Nous avons beaucoup admiré cette nation vaillante et brillamment guerrière. Et je crois que nous l’avons aimé », explique partiellement cet engouement par le fait que « l’alliance franco-israélienne paraissait nécessaire face au raz-de-marée islamique ». Mais cette opposition restait marginale et elle n’occupa le devant de la scène que tardivement, au tournant du millénaire, avec la parution des livres d’Alexandre del Valle et de Guillaume Faye qui connurent un réel succès, et l’engagement clairement anti-musulman d’un parti nouvellement constitué, le Mouvement national républicain de Bruno Mégret. Parti qui lança des campagnes clairement anti-musulmanes à partir de 1999 et qui suscita la création d’un Observatoire national de l'islamisation en France le 6 novembre 2000.

En quelques années, l’anti-islamisme va devenir une composante fondamentale du discours d’une partie de l’opposition nationale.

Précisons bien d’une partie uniquement car la vulgate islamophobe est loin de faire l’unanimité.

En réalité, or du Mouvement national républicain, elle est surtout le fait de minorités plus agitées qu’actives et de groupuscules de braillards.

Car si l’on examine les faits avec attention, on ne peut qu’être frappé par la modération du Front national en la matière. Si ses campagnes contre l’immigration et ses méfaits n’ont pas de cesse, il semble clairement qu’il y a une volonté de ne pas attaquer les musulmans en tant que tels. Ce qui n’empêche pas, ne le cachons pas quelques dérapages ponctuels et locaux.

Même si aucun Pascal Boniface ne s’est clairement manifesté au Front, il semble bien que certains aient compris qu’il ne fallait pas stupidement se priver d’un électorat potentiel. On peut ainsi analyser dans ce sens un certain nombre de déclarations frontistes.

Que ce soit Sid-Ahmed Yahiaoui (Ex-Conseiller régional FN en Ile-de-France et en PACA et un temps conseiller de JMLP pour les affaires musulmanes) qui déclare : « Refuser le foulard, un simple fichu sur les cheveux, recèle les germes totalitaires d’une possibilité d’interdire tout signe religieux à l’école » ; Farid Smahi qui précise : « J’ai déjeuné avec Le Pen en 1997, et cela a été le plus beau déjeuner de ma vie. Pendant trois heures, il m’a reçu comme un fils et m’a parlé des arabes et des musulmans comme aucun socialiste ni aucun homme de la fausse droite ne m’en avait jamais parlé. Je lui ai demandé s’il était capable de mettre un Français d’origine musulmane sur une des listes électorales du Front national. Il m’a répondu qu’au FN c’est une tradition » ou que ce soit encore Le Pen lui-même qui prend position ainsi : « ce qu’il y a de grave dans la société française d’aujourd’hui, ce n’est pas qu’il y ait des musulmans ; c’est que le plus grande partie de ces musulmans sont d’origine étrangère et qu’ils n’ont pas fait acte de choix entre leur nationalité et la nationalité française ». On peut aussi citer, last but not least, Alain Soral qui lors d’un débat avec Goldnagel précise : « L'Islam est une voie vers l'intégration. L'Islam élève les hommes dans les valeurs. Je préfère voir les immigrés se tourner vers les valeurs millénaires de l'Islam, que vers les rappeurs. Tant qu'ils auront la haine d'eux- même, ils haïront l'autre. La redécouverte et la fierté de leurs origines favorisera leur assimilation dans les sociétés étrangères. Le foulard islamique est une des manières de redécouvrir leur fierté d'être. »

Le phénomène n’est d’ailleurs pas spécifique au Front national. Un cadre du Mouvement national républicain aussi connu que Jean-Marc Brissaud prit ainsi le contre-pied de sa direction en déclarant : « Il est temps de revoir notre attitude globale vis-à-vis de l’islam et je préfère, à tout prendre, la réserve d’une jeune fille en tchador à l’arrogance débraillée de ces tricoteuses défilant contre Le Pen. Et nous ferions bien de nous interroger pour savoir pourquoi nos églises sont vides alors que leurs mosquées sont pleines... ». Même l’identitaire Pierre Vial a été amené à avouer dans le journal de son organisation Terre et Peuple que « certains prétendent s’opposer à l’immigration africaine en combattant l’islam. Ils se trompent, volontairement - par crainte d’être diabolisés - ou involontairement - par manque de conscience idéologique » puis de définir l’anti-islamisme comme « un simplisme [qui] a eu [un] grand succès car il est gage de confort intellectuel pour les esprits systématiques » .

Le phénomène n’est pas non plus spécifique à la France puisque le quotidien italien Il Resto del Carlino publiait dans son édition du 16 janvier 2003 un article tout à fait étonnant relatant l’engagement politique de Hassan Bendoudouh, immigré maghrébin, professeur de religion musulmane et cadre de ... l’Alliance Nationale de Fini ! Ses déclarations étaient sans ambiguïté : « Je suis un partisan de Fini et d’Allah. (...) L’Islam est une religion de droite car il valorise les valeurs familiales, le respect des parents et des anciens » et le sieur Bendoudouh de soutenir les projets Bossi-Fini visant à réduire la pression migratoire en Italie !

Ce qui paraissait simple au début de cette conférence, à savoir que tout le mouvement national combattait l’islam et l’islamisme, ne l’est plus maintenant. On pourrait se dire qu’ « il y a plusieurs demeures dans la maison du Seigneur », que la pluralité des idées sur les grands problèmes est une bonne chose, etc. Mais comment un même courant politique peut-il, sur un sujet aussi sensible, ne pas parler d’une même voix ? La raison en est simple : le mouvement national n’existe plus, mais il ne le sait pas encore... Depuis l’effondrement du système soviétique, nous avons changé de monde et tous les grands événements qui se produisent entraînent maintenant des divisions et des ruptures transversales qui affectent toutes les familles politiques, dont la nôtre. Les notions de droite et de gauche qui sont nées avec la modernité sont en train de disparaître avec elle... Nous sommes encore ensemble par habitude, demain nous ne le serons plus et la séparation se fera sur des grand problèmes tels que notre rapport à l’islam.

2 – les raisons de l’islamophobie de droite

Les raisons de l’islamophobie d’une partie du mouvement national sont nombreuses. Il est clair à mes yeux qu’aucune d’entre elles ne se justifie.

A mon sens y a chez certains une influence religieuse de type catholique et chez d’autres, ou d’ailleurs chez les mêmes, sans aucun doute, un racisme occulté. On dit le musulman, on pense le bougnoule…

Mais plus que cela, il y a incontestablement, aussi et surtout, le résultat de la propagande et des agents d’influence de l’Empire du mal, des réseaux pro-américains et sioniste. Ceci est très net quand on examine les thèses développées qui sont parfois tout simplement décalquées, sans même être adaptées pour le nouveau milieu auquel on les destine, d’organes de presse ou d’ouvrages de la propaganda staffel américano-sioniste.

On sait qu’il est de bon ton dans certains milieux nationalistes et identitaires, de faire référence, de manière récurrente au « choc des civilisations », à l’affrontement de l’islam et du monde libre. Tout cela fait vendre du papier et a l’immense avantage de fournir à la complexité du monde une explication simple facilement acceptable par une mouvance plus avide de théories conspirationistes que de réflexions politiques ou géopolitiques.

Or, il faut replacer les idées dans leur contexte historique. L’origine de la thèse du choc des civilisations remonte à 1990. Le délitement du bloc soviétique prive les USA de leur rôle de défenseur du monde libre, il y a péril pour eux de voir succéder à un monde bipolaire un monde multipolaire. Il faut donc un adversaire de remplacement qui permette à l’Amérique de garder sa place de gendarme du monde. Le secrétariat d’Etat américain passe donc alors de la thèse du fil rouge, c’est à dire Moscou est le chef d’orchestre d’un réseau mondial de la terreur unissant les groupes révolutionnaires marxisants du tiers monde, à la thèse du fil vert : il existe un réseau mondial de la terreur unissant des groupes révolutionnaires islamistes. Dans le même temps, le secrétariat d’Etat adopte la doctrine Lake des « Etats voyous » qui, par un étrange hasard, sont à majorité musulmans.

Tout cela doit être justifié idéologiquement, redescendre jusqu’aux simples citoyens des pays d’Occident, sous une forme simple et compréhensible. Il faut donc que des intellectuels organiques du système théorisent les thèses qui seront par la suite reprises par des vulgarisateurs, par des agents d’influence, par les médias, etc. , jusqu’à ce que le citoyen lambda pris dans un faisceau d’affirmations convergentes soit convaincu de ces thèses. Ces intellectuels qui ont théorisé le choc des civilisation, vous les connaissez tous, il s’agit de Bernard Lewis et de Samuel Huntington. Tous les deux insistent sur l’importance de l’entité sioniste dans la résistance occidentale. Et là s’ouvre un second niveau de compréhension dans le phénomène de l’anti-islamisme c’est à dire que les partisans de l’entité sioniste on greffé leur combat sur celui du parti américain. En développant un gigantesque amalgame entre islam-islamisme-violence dans les banlieues-criminalité-obscurantisme-violences faites aux femmes-etc. on tente de faire passer dans l’esprit du français moyen qu’à Paris comme à Tel Aviv, le fouteur de merde, l’assassin, le terroriste, le partisan du retour au Moyen Age, est le même : l’arabe et le musulman.

Dans cette optique, l’anti-islamisme rabique d’un del Valle ou d’un Faye et de diverses têtes pensantes de la mouvance identitaire s’explique fort bien. Pour les uns, volontairement et sans aucun doute contre espèce sonnante et trébuchante, pour les autres, les éternels idiots utiles, par cette bêtise crasse qui est consubstancielle à toute une partie de l’extrême droite française, ils redeviennent les zélés fantassins de Washington. Militants de l’anticommunisme quand il fallait que les USA justifient l’occupation de notre continent par le péril de l’Armée rouge, ils sont maintenant militants de l’anti-islamisme puisqu’il faut que les USA justifient leur ambitions planétaires.

Que certains soient sincères, que d’autres s’imaginent avoir trouvé un angle d’attaque politique fertile en terme électoral, n’excuse rien.

3 – les conséquences politiques de l’islamophobie et les raisons de la rejeter

Cette opposition à l’islam que l’on voudrait que tout le mouvement national adopte lui pose un certain nombre de problèmes de fond. Or curieusement aucune analyse n’en a jamais été faite...

Tout d’abord, l’anti-islamisme devrait obliger à définir l’opposition à l’immigration. Est-ce que le mouvement national est opposé à l’entrée des immigrés parce qu’ils ne sont pas français ? Parce qu’ils ne sont pas de souche européenne, ou parce qu’ils pratiquent une religion particulière ? En clair : qu’est-ce qui est plus important : la culture, l’ethnie ou la religion ? Qui doit-on préférer accepter sur notre sol ? Par exemple, qui choisir entre un bosniaque musulman mais européen ou un béninois africain mais catholique ? Et quid des immigrés hindouistes ou bouddhistes ?

De même, l’anti-islamisme devrait obliger à se définir sur le problème : intégration ou rapatriement ? Or si l’on désire intégrer certains immigrés, ils doivent avoir rapidement les mêmes droits que les nationaux de souche, dont celui de pratiquer leur religion... Si l’on désire rapatrier tout ou partie des immigrés, il est souhaitable qu’ils s’intègrent le moins possible et qu’ils restent le plus différent possible, or dans cette optique pratiquer leur religion participe du maintien de leur spécificité... Dans les deux cas l’option anti-musulmane est aussi inopérante qu’aberrante

Enfin, l’anti-islamisme est gros d’alliances contre-natures et de positions paradoxales qu’il faut bien assumer. Doit-on comme feu Pym Fortuyn défendre le mode de vie des gays par opposition aux imams homophobes ? Doit-on s’opposer au retour à la non-mixité dans certains lieux (écoles, piscines, etc.) par anti-islamisme alors qu’il y a quelques dizaines d’années on contestait avec virulence la mise en place de cette mixité ? Doit on défendre l’impudeur vestimentaire parce que les islamistes sont favorables au port du foulard ? Doit-on prôner le droit au blasphème alors que celui-ci peut s’exercer in fine contre toutes les religions y compris celle des français natifs ? Doit-on considérer tous les anti-musulmans comme des alliés, y compris les sionistes les plus fanatiques et les représentants de la mixophilie laïque comme madame Michèle Tribalat (fort cotée auprès de certains nationaux) ou Orianna Fallacci ?

Par ailleurs, il y a une autre question qui n’est pas insignifiante : est-ce que l’anti-islamisme est porteur en terme de conquête du pouvoir ? Ou, formulé autrement, est-ce que ce combat fait voter pour nous ?

Et bien, la réponse est ... non ! Diverses études de sociologie électorale ont montré que les électeurs n’étaient pas le moins du monde sensibles à ce thème trop abstrait qu’ils n’arrivaient pas à relier à leur vécu quotidien. Par ailleurs, il n’est même pas certain que la base militante nationale se sente réellement concernée. Un livre « non-hostile » et extrêmement documenté sur les militants du Front national, Avec ceux du FN, un sociologue au Front national (Daniel Bizeul, Editions La Découverte, 2003) par exemple, traite très longuement de l’opposition à l’immigration des militants frontistes mais ne consacre pas une seule ligne à l’opposition à l’islam... Un autre chercheur, Patrick Lehingue dans « L’objectivation statistique d’un électorat : que savons-nous des électeurs du Front national ? », in Collectif, La Politisation, Belin, 2003, pp. 247-278, montre quand à lui clairement que la lutte contre l’immigration, donc a fortiori contre l’islam, n’est absolument pas le déterminant majeur des électeurs du FN. Si ceux-ci votent pour le parti de JMLP, c’est par un « sentiment de marginalisation sociale » et non pas par hostilité à l’islam ou aux immigrés et encore moins par racisme ou haine de l’autre. Il confirme ainsi ce qu’avait déjà évoqué Nonna Meyer dans Ces Français qui votent FN, Flammarion, 1999.

En fait l’électorat purement islamophobe est à la fois réduit – de l’ordre de 2 à 3 % - et il n’est de surcroît pas le nôtre, c’est l’électorat de de Villiers ou de Mégret, l’électorat d’une droite catholique, libérale et américanophile.

Il est donc incompréhensible, en dehors de toute considération de géopolitique et de grande politique, que l’on puisse vouloir engager le mouvement national dans son ensemble sur une ligne qui est une impasse électorale et qui loin de nous apporter des voix nous en ferait sans doute perdre.

4 – Quelles propositions ?

Avant toute chose, il y a un prolégomène à rappeler : les idées que nous défendons, du moins que je défends avec un certain nombre d’orateurs de cette Université d’été, ne sont pas des idées de blancs, d’européens, de français ou de catholiques. Ce sont des idées universelles qui transcendent les races, les nations et les religions. Elles ont été défendues et incarnées jusqu’alors par des individus aussi divers que les européens Oustrialov et Thiriart, le sud-américain Peron, les arabes Aflak et Saade ou l’hindou Bose, pour n’en citer que quelques uns. A ce propos on ne rappellera jamais assez ces deux phrases d’Evola « Ma patrie est là où l’on défend mes idées » et « L’important ce n’est pas la race du sang, mais la race de l’esprit. »

Ensuite, il faut se souvenir qu’il ne faut jamais se tromper d’ennemi et toujours remonter à la racine du mal. Or le mal en ce début du XXI° siècle, ce n’est pas l’islam mais la société marchande, le système libéral. Ensuite, il faut se poser la question de qui est notre allié objectif éventuel ? Qui est le plus proche de nos valeurs éthiques ?

Il est bien évident que pour moi la réponse n’est ni Washington ni Tel Aviv, ni le CRIF, ni Act up, ni Ni pute ni soumise, ni Fiammeta Venner, Orianna Fallaci ou Charlie hebdo…

Au niveau de la politique quotidienne, j’ai toujours pensé que notre combat devait être celui de la neutralité religieuse, d’un laïcisme national. Autant il est aberrant d’être islamophobe, autant il le serait d’être islamophile.

Autant il faut que l’islam ait toute sa place en France, autant il faut qu’il n’y ait que sa juste place. Pas plus, pas moins.

A ce propos je citerai quelqu’un qui n’est pas de ma chapelle, qui est sur des bases idéologiques assez lointaines des miennes. Il s’agit de Michel de Rostolan, qui vient du CNI, qui est le fondateur du Cercle Renaissance et Conseiller régional FN d’Ile-de-France. Il affirme avec sagesse : « Il me paraît nécessaire que tous les efforts soient développés pour consolider un « islam à la française », à stricte proportion de la population musulmane de nationalité française, et animé par des ministres du culte de nationalité française » ; on pourrait continuer en disant il faut qu’il y ait des mosquées, mais qu’elles soient françaises et érigées dans le respect du droit français.

Si nous voulons nous approcher du pouvoir, voire que des gens proches de nous y participent, nous devons être du parti du peuple français dans sa diversité ethnique et religieuse, non pas le parti d’une minorité d’une fraction de celui-ci.

Donc dans cette optique toute islamophobie, comme toute hostilité au catholicisme, doit être condamnée et proscrite.

Je conclurais en vous livrant trois pistes de réflexions.

La première est une citation d’Alain de Benoist, qui dans un texte d’analyse sur l’avenir du mouvement national, considère que : « L’alternative n’est pas de s’enfermer dans le bunker des “purs et durs” ou, au contraire, de chercher à se “banaliser” ou à se “dédiaboliser” (…). L’alternative est toujours la même : vouloir encore incarner la “droite de la droite” ou se radicaliser dans la défense des couches populaires pour représenter le peuple de France dans sa diversité ».

La seconde est encore une citation. Elle est issue d’un entretien qu’a accordé Gilbert Comte au magazine Eléments au printemps 2006 : « Quand à la droite, mes propos sonnent sans doute à ses oreilles comme du chinois ou du bambara. Aux familles bourgeoises apeurées qu’elle rassemble parfois électoralement, je souhaite seulement d’avoir encore assez d’énergie pour produire des « grands frères » sourcilleux comme il faut l’être sur l’honneur, à commencer par celui des filles. L’immigration a transplanté aux périphéries de nos villes des peuples restés encore très traditionnels. Ils y subissent depuis trente ans l’agression d’une modernisme destructeur sous toutes ses formes, à commencer par la permissivité et la domination de l’argent. Si la droite clabaudeuse avait été autre chose que ce qu’elle est, c’est-à-dire un ramassis de petits bourgeois bruyants mais apeurés, c’est là qu’elle aurait envoyé des missionnaires, afin d’y lever des secours. Mais il lui aurait fallu une audace qu’elle n’imagine même pas dans ses ronrons de nonagénaires. »

La troisième elle se résume en un nom. Rabat Kheliff.

Je suis sûr qu’aucun d’entre vous connaît cet homme. Pourquoi je vous en parle ? Parce qu’il est né en Algérie, qu’il est musulman et qu’il a été le fondateur de la grande mosquée de Lyon qu'il a dirigé pendant de nombreuses années. A ce titre il a tout pour déplaire aux islamophobes. Or le 5 juillet 1962, Rabat Kheliff fut le seul officier Français - j’insiste bien le seul - à désobéir aux ordres du général Katz et à se porter avec son unité au secours des pieds-noirs d'Oran alors massacrés dans les rues de la ville par le FLN. Plusieurs centaines de Français, dont les officiers catholiques et de souche se désintéressaient, lui doivent la vie.

10 septembre 2007

Ils veulent salir un peu plus Jésus (as) !

Si les attaques visant le Prophète Muhammad (saws), suscitent toujours de vives réactions parmi les musulmans, c’est rarement (jamais ?) le cas pour cet autre prophète de l’islam qu’est Jésus (as), dont l’importance est loin d’être négligeable. Le Saint Coran à ce sujet, dit bien :

{{Dites : «  Nous croyons en Allah, à ce qu’on a fait descendre vers nous et à ce qu’on a fait descendre vers Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et les Douze Tribus, à ce qui a été donné à Moïse et à Jésus, à ce qui a été donné aux Prophètes [venant] de leur Seigneur. Nous ne distinguerons point l’un d’entre eux.}}

Dès lors, comment interpréter ce lourd silence musulman face à la constante profanation dont est victime[1] celui que l’on nomme Issa (Jésus, as) ? Et que doit-on déduire de ce silence, si on le compare à l’hystérie provoquée chez certains par des affaires du genre des caricatures danoises ? Faut-il comprendre que ces dernières réactions n’étaient pas provoquées par des motifs religieux, mais par des motifs bassement identitaires et anti-occidentaux, donc liés à l’islam qu’accidentellement ? Comment expliquer autrement l’absence totale de manifestation du genre de celles provoquées par ces caricatures, alors que le prophète Issa (as) est perpétuellement la cible de telles attaques, et même de pires encore ?

En voilà un nouvel exemple, et c’est sur le site du lobby « Belgique & Chrétienté » qu’on trouve l’information. Le président, Alain Escada, nous prévient :

« Plug TV est une chaîne de télévision du paysage audiovisuel belge, destinée aux adolescents et bâtie sur le modèle français de M6.  Plug TV lance sa campagne de rentrée sur le thème du Bien et du Mal. Pour l'occasion, le personnage principal de cette campagne est un acteur censé représenter un Jésus baba-cool, ventripotent et hirsute qui utilise notamment ses pouvoirs pour s'entourer... de deux jeunes femmes démoniaques en tenues érotisées et prenant des poses suggestives. Divers spots publicitaires sont prévus sur ce thème et seront diffusés tant au cinéma que sur les différentes chaînes de télévision belges de RTL Group. » (voir la suite de l’article)

Alors, certes, nous pouvons douter des raisons qui poussent un tel groupe à réagir et doutons fortement qu’elles soient strictement religieuses, mais plutot « bassement identitaires » comme dans les cas que nous citions plus haut ; certes, nous savons que la majorité des chrétiens a contribué à la profanation de Jésus (as), des prophètes et des saints en général, et que le silence même est coupable ; et certes nous savons que la perte totale du sens du sacré est la norme autant chez les occidentaux laïcistes que chez les occidentaux chrétiens ; mais est-ce une raison de baisser les bras et de se taire ?

J’ai la naïveté de penser que le devoir de tout musulman est de défendre la vérité. D’autant plus lorsque c’est un prophète que l’on attaque de façon parfaitement vile. Alors, ponctuellement, joignons-nous à ces trop rares chrétiens qui osent encore ne pas se laisser faire.


[1] Ces attaques sont principalement le fait d’occidentaux, le dénigrement constant des prophètes et des saints étant une conséquence de la perte totale du sens du sacré chez la majorité de ceux-ci. Ce n’est pas en terre musulmane qu’un tel comportement serait permis. Voilà encore une des nombreuses contradictions de ces chrétiens se voulant « défenseurs de l’occident ».

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