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16 avril 2008
Pourquoi l'Islam ?
"A chacun sa culture".
Le seul problème c'est qu'il n'y en a plus en Europe, de culture. Parce que l'Occident moderne, fondé sur des mensonges (athéisme, humanisme, individualisme, matérialisme, ...) n'a jamais pu produire une culture.
Il reste bien quelques vestiges d'époques glorieuses passées, mais ce ne sont plus rien que des formes vides de sens. Il ne faut pas s'y attacher comme à des idoles, sous peine de finir comme ces vestiges d'anciens grands peuples, aujourd'hui complètement dégénérés que sont les "primitifs", plus proches des animaux que des hommes.
Tous les anciennes civilisations avaient pour but d'élever l'homme, pour lui rendre sa grandeur primordiale; c'est impossible de s'élever en s'attachant à des idoles mortes.
Il n'y a plus qu'une religion pour emprunter la voie des Anciens, et s'élever comme ils le firent : l'Islam.
Vous n'avez plus le choix, ou bien vous êtes fidèles aux idées de vos ancêtres, qui avaient tous à coeur de s'élever le plus possible, au point d'en faire le sens de la vie, et alors vous entrer en Islam, puisque c'est maintenant le seul chemin qui permet cette élévation.
Ou bien vous n'avez rien compris à ce qui fit l'essence et la grandeur des glorieuses civilisations du passé, et vous restez attachés à des résidus, certes parfois magnifiques mais spirituellement stériles, sinon pire, jusqu'à déchoir completement du statut d'homme, et finir comme ces sauvages adorant pierres, arbres et animaux, sans même plus savoir pourquoi ...
Le choix, pour quelqu'un animé par le même esprit que nos glorieux Anciens, est vite fait : Islam, et c'est tout.
Et les autres se sont égarés sur des chemins sans fin.
Le seul problème c'est qu'il n'y en a plus en Europe, de culture. Parce que l'Occident moderne, fondé sur des mensonges (athéisme, humanisme, individualisme, matérialisme, ...) n'a jamais pu produire une culture.
Il reste bien quelques vestiges d'époques glorieuses passées, mais ce ne sont plus rien que des formes vides de sens. Il ne faut pas s'y attacher comme à des idoles, sous peine de finir comme ces vestiges d'anciens grands peuples, aujourd'hui complètement dégénérés que sont les "primitifs", plus proches des animaux que des hommes.
Tous les anciennes civilisations avaient pour but d'élever l'homme, pour lui rendre sa grandeur primordiale; c'est impossible de s'élever en s'attachant à des idoles mortes.
Il n'y a plus qu'une religion pour emprunter la voie des Anciens, et s'élever comme ils le firent : l'Islam.
Vous n'avez plus le choix, ou bien vous êtes fidèles aux idées de vos ancêtres, qui avaient tous à coeur de s'élever le plus possible, au point d'en faire le sens de la vie, et alors vous entrer en Islam, puisque c'est maintenant le seul chemin qui permet cette élévation.
Ou bien vous n'avez rien compris à ce qui fit l'essence et la grandeur des glorieuses civilisations du passé, et vous restez attachés à des résidus, certes parfois magnifiques mais spirituellement stériles, sinon pire, jusqu'à déchoir completement du statut d'homme, et finir comme ces sauvages adorant pierres, arbres et animaux, sans même plus savoir pourquoi ...
Le choix, pour quelqu'un animé par le même esprit que nos glorieux Anciens, est vite fait : Islam, et c'est tout.
Et les autres se sont égarés sur des chemins sans fin.
21:11 Publié dans :: Eurislamisme | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : islam, europe

Commentaires
Un texte sans appel ! Je ne partage pas pleinement votre pensée, mais je peux la comprendre, je me permettrai juste d'opposer la mienne. Je pense, moi, que la voie suprême aujourd'hui ne peu que se trouver dans le Christianisme, je ne parle pas de ces parodies qu'en sont les églises (clairement diaboliques), mais bien de la voie qu'à proposer Rudolf Steiner à travers l'anthroposophie (dont Evola a dressé une critique pleine d'erreurs et de préjugés, d'ailleurs a-t'il lu les 6000 conférences ?).
http://dhdc2917.over-blog.com/article-6351599.html
http://dhdc2917.over-blog.com/article-6596509.html
http://dhdc2917.over-blog.com/article-6619241.html
http://dhdc2917.over-blog.com/article-6413498.html
Bonne continuation !
Ecrit par : Geo | 18 avril 2008
Je pense que René Guénon a déjà dit tout ce qu'il y avait à dire sur le théosophisme et ses dérivations telles l'anthroposophisme de Steiner. Et cela dès les années 1920 !
Ecrit par : Ikkyu | 18 avril 2008
L'athéisme, humanisme, individualisme, matérialisme, contrairement aux religions, ne sont pas des mensonges mais des doctrine philosophiques, les seules qui méritent du respect même si on ne les partage pas.
La religion a sans doute été nécessaire pour fonder les différentes cultures mais à l'heure actuelle, du moins dans les pays développés, il faut s'en affranchir et prendre enfin conscience que morale, culture et religion ne sont plus liées.
Ecrit par : Robert | 06 mai 2008
"La religion a sans doute été nécessaire pour fonder les différentes cultures mais à l'heure actuelle" nous assistons à la destruction de ces mêmes "cultures" à travers "des doctrines philosophiques" telles que "l'athéisme, l'humanisme, l'individualisme, le matérialisme".
Nous allons vers l'anéantissement de ce qui fait l'homme et de ce qui constitue son intégrité. Cela revient à scier la branche sur laquelle on est assis, il n'y a rien de pire comme phénomène d'auto-destruction (dont le suicide relève à l'échelle individuelle)
Ecrit par : Ikkyu | 06 mai 2008
En partie d'accord avec le constat mais rien n'indique la religion soit le remède, bien au contraire...
Si? j'attends...
Ecrit par : Robert | 07 mai 2008
Effectivement, la religion en elle-même n'est pas le remède. La religion n'est qu'un support, une forme extérieure qui sert de point de départ. Il existe une multitude de points de vue divergents ,et parfois opposés, à l'intérieur d'une même forme religieuse.
A notre époque, la forme islamique devient de plus en plus grossière et aveugle. On remarquera que c'est la dernière forme religieuse qui fait de la résistance au modernisme, et elle constitue pour celui-ci, la dernière tradition à abattre. Depuis déjà quelques temps le christiannisme, l'hindousime ou le taoisme/confusianisme se sont écroulés extérieurement et peut-être d'une façon irrémédiable pour le premier. Tout ce qui est montré aujourd'hui de ces traditions, n'en est que des caricatures ou des parodies. Le judaisme, qui depuis la dernière destruction du Temple en 70 s'est progressivement effacé derrière les traditions qui l'ont accueilli, est aujourd'hui complètement détourné par le sionisme, qui constitue à ce titre une des plus affreuses monstruosités de notre époque.
Avant d'étudier une quelconque tradition (quelle soit de forme religieuse ou non - les traditions orientales n'étant pas à proprement parlé des "religions"), il devenu aujourd'hui nécessaire de faire appel à l'enseignement de René Guénon, qui fut aussi par ailleurs reconnu comme sheikh Abd Al-Wahid Yahya au sein de la communauté islamique.
Le remède ne peut venir que de la reconnaissance de son autorité.
Ecrit par : Ikkyu | 07 mai 2008
Bref, on ne peut vivre qu'à genoux...
"il devenu aujourd'hui nécessaire de faire appel à l'enseignement de René Guénon" : surtout pas!! Ce n'est pas l'enseignement d'un quelconque gourou qui versait dans l'ésotérisme, et encore moins la "reconnaissance de son autorité"(sic), qui pourra quoi que ce soit...
Bref, je risque d'attendre longtemps votre démonstration...
Ecrit par : Robert | 07 mai 2008
Je vois que vous avez une méconnaissance totale de ce que pouvait être la fonction de René Guénon. L'ignorance est l'arme la plus efficace qui soit.
Je serais curieux de savoir quelle définition vous donneriez au mot "ésotérisme".
Ecrit par : Ikkyu | 07 mai 2008
Vous avez peut être la science infuse à tel point que vous n'avez jamais eu le besoin d'une quelconque lecture pour vous instruire. Dans ce cas vous êtes vraiment très fort. Vous ètes à vous-même votre propre gourou.
Ecrit par : Ikkyu | 07 mai 2008
L'ésotérisme est pour moi l'"étude" ou l'analyse de ce que l'on ne voit pas directement, ou pas de tout, de ce que l'on nomme l'occulte...une espèce de pseudo-science, pour personnes en mal de rève, ce qui n'est pas un mal, mais qui ne peut par conséquent apporter aucune solution...
En effet, l'ignorance est une arme redoutable, dont on se sert sans en avoir conscience (c'est logique, on n'a généralement pas conscience de son ignorance)...
Détrompez-vous! Je lis et j'en ai besoin, comme nous tous. Mais Je préfère Nietzsche, Shoppenauer ou d'autres à René Guénon...
Bref, nous revoilà à la case départ...
Ecrit par : Robert | 07 mai 2008
Le travail de René Guénon a été, entre-autre, l'établissement d'une terminologie très prècise permettant d'introduire, à un lecteur occidental, les doctrines orientales. On pourrait critiquer cette démarche en objectant que, dans tout ceci, il ne s'agit que de mots. Certes la démarche de Guénon est avant-tout, et dans un premier temps, conceptuelle ; sa perspective est purement intellectuelle. Cela nécessite un effort d'assimilation, à l'image de celle que demande la lecture de tout autre penseur ou intellectuel. Cette conceptualisation de notions qui appartiennent au domaine du sacré, c'est ce qui porte le nom de doctrine, et la doctrine participe pour une bonne part à l'ésotérisme. La doctrine d'une tradition est inséparable de son ésotérisme, car chaque tradition renferme en son sein, et même en son "coeur", un ésotérisme qui lui est propre. Pour résumer ce qui vient d'être dit, on pourrait dire que l'ésotérisme est la partie "intellectuelle", et par-là même centrale, de toute tradition ou religion.
De manière générale, les doctrines traditionnelles traitent de sujets très vastes et pour ainsi dire universels, comme la notion d'Existence, la notion d'Etre (point de vue ontologique) ou de ce qui se trouve au-delà (point de vue métaphysique, ce que Guénon a quelquefois formulé par le "Non-Etre"). On voit dans tout cela, que les doctrines traditionnelles abordent les mêmes thèmes que la philosophie classique et va même parfois au delà en traitant de métaphysique pur, ce que l'on trouve rarement ou correctement formulé ailleurs.
Dans tout cela il n'y a rien d'occulte, ou alors il faudrait condamné, de même, toutes les recherches philosophiques modernes que vous semblez apprécier.
L'ésotérisme, tel qu'il a été exposé par Guénon, n'a absolument rien à voir avec les élucubrations spirites ou théosophiques sur la communication avec les morts. Ces phénomènes "paranormaux" ne sont en réalité que des manifestations d'influences psychiques, les plus basses qui soient, et qui relèvent par là-même du subconscient des personnes présentes (certains médiums jouent le rôle de catalyseur et, de part cette infirmité, attirent sur eux toutes ces influences "errantes"). Dans tout cela, il ne s'agit que de "phénomènes", et ces "phénomènes" constituent même leur première préoccupation. Ensuite ces "phénomènes" sont revêtus d'un habillage pseudo-doctrinal dans lequel vient s'ajouter des notions prisent à droite et à gauche (et malheureusement dans les doctrines orientales) et souvent complètement incomprises. La théorie de la réincarnation, telle qu'elle est connue aujourd'hui, n'a d'autre origine que le spiritisme occidental du XIXème.
Il existe exactement le même problème avec le mot "religion", comme on l'a vue plus haut, et avec le mot "ésotérisme". Ces termes sont devenus aujourd'hui équivoques, et servent à désigner tout et leur contraire. Le premier travail, pour tout intellectuel, est donc de définir les mots correctement, et là a été le plus grand mérite de Guénon. Il s'agit, je le répète, d'un travail purement intellectuel, car l'erreur (ou l'ignorance) de notre monde moderne est avant tout intellectuelle !
Ecrit par : Ikkyu | 07 mai 2008
Qu'on soit athée, ou non, il me semble que l'honnêteté intellectuelle reste une qualité nécessaire; qu'on lise donc Guénon avant d'en parler.
Ce n'est d'ailleurs pas pour rien qu'il y a un de ses livres en téléchargement sur ce blog même ...
Ecrit par : Nasruddin ibn Yamin | 07 mai 2008
Messieurs,
Rassurez-vous, je n’accuse pas Guénon de faire tourner les tables, je l’accuse de faire de la concurrence à Ryka Zaraï, avec sans doute plus de talent et de culture…
Plus sérieusement, j’éprouve beaucoup de difficulté à l’idée que, pour sauver le monde, il faut s’en remettre corps et âme à Dieu ou à l’œuvre d’un homme, c’est dans ce sens qu’on peut l’appeler gourou.
Le travail de Guénon peut naturellement être intéressant et enrichissant, en rendant plus intelligible des concepts appartenant à d’autres cultures, il participe à une plus grande compréhension entre les peuples, on ne peut que s’en réjouir.
Quoi qu’il en soit, vous ne m’avez toujours pas expliqué comment la religion va sauver le monde…
Par ailleurs, je n’avais pas relevé cette perle :
« Le seul problème c'est qu'il n'y en a plus en Europe, de culture. Parce que l'Occident moderne, fondé sur des mensonges (athéisme, humanisme, individualisme, matérialisme, ...) n'a jamais pu produire une culture. »
« L’occident moderne [...] n’a jamais pu produire de culture »…J’en reste bouche baie !
Tout dépend de ce que l’on entend par culture, naturellement.
Si l’on considère la culture dans son sens large, c-à-d l’ensemble des us, coutumes, pratiques d’une société donnée, on peut y inclure l’ensemble des ses productions matérielles et immatérielles, le niveau d’éducation de la population, le degré de développement et de respect des droits humains, le caractère démocratique ou non des régimes politiques…
On constate alors rapidement que l’Europe est loin, mais alors très loin d’être à la traîne…c’est même plutôt l’inverse…En particulier si l’on regarde le monde musulman actuel (sans chercher à blesser qui que ce soit, il s’agit d’un simple constat)…
Ecrit par : Robert | 08 mai 2008
Vous grossissez ma pensée, est-ce que j'ai dit quelque part que la religion allait sauver le monde ? Est-ce que René Guénon a dit quelque part, dans ses ouvrages, que la religion allait sauver le monde ? Si c'était aussi simple, il y a longtemps que cela aurait déjà été fait.
D'ailleurs le problème de notre monde est fort complexe à identifier clairement et à faire apparaître au grand jour, car sa nature est subtile (d'ordre psychique).
La religion ne sauvera pas le monde, c'est l'homme et même l'Homme avec un H majuscule qui pourra restaurer le Paix et la Justice.
Alors la question est : Comment fait-on un Homme ? Et c'est là qu'intervient la question de l'ésotérisme (au sens où Guénon l'a défini).
Je le répète : la religion n'est qu'un support, un vêtement. De l'intérieur, elle peut être manipulée dans un sens ou dans un autre. Ce sont les hommes qui investissent une religion et peuvent ensuite l'orienter en faisant soit le bien soit le mal. Pour bien comprendre tout ceci, il ne faut pas perdre de vue que la religion se subordonne à l'ésotérisme.
L'ésotérisme qui constitue le coeur de l'islam, est dénommé vulgairement "soufisme" (ce terme est inapproprié car sa terminaison en "isme" "évoque presque inévitablement l'idée d'une doctrine propre à une école particulière, alors qu'il n'y a rien de tel en réalité", la doctrine du soufisme ce confond avec le dogme islamique, lui-même, qui en est qu'une formulation extérieure). Certains veulent faire naître une opposition entre "soufisme" et islam, et ce terme les arrange bien (d'où l'importance extrême que revêtent les mots et leur constitution). Ces derniers ennemis de l'ésotérisme islamique sont les "salafistes" et "wahabites", dont les mouvements ne représentent que des déviations de l'islam. Ils sont infiltrés, le plus souvent à leur insu, par des "agents" modernes et anti-traditionnels. Un bon exemple de la manipulation de l'intérieur de la religion islamique. Et cela n'a pu aboutir, uniquement parce que ces mêmes mouvements avaient rejetés, au préalable, toute forme d'ésotérisme. L'ésotérisme est le garant de la bonne conduite d'une religion.
Il serait donc préférable de désigner l'ésotérisme islamique par le terme "taçawwuf" que l'on peut traduire exactement de l'arabe par "initiation".
Maintenant il reste à définir ce qu'est l'"initiation" ... et on pourra se reporter à l'ouvrage de Guénon intulé tout simplement : "Aperçus sur l'initiation".
Ecrit par : Ikkyu | 08 mai 2008
Selon vous, c’est donc bien la religion qui sauvera le monde par le biais de l’Homme lui-même formé par l’ésotérisme, cœur de l’islam. C’est donc indirectement l’Islam qui sauvera le monde…(sic)
L’auteur le dit lui-même :
« Il n'y a plus qu'une religion pour emprunter la voie des Anciens, et s'élever comme ils le firent : l'Islam. »
« Le choix, pour quelqu'un animé par le même esprit que nos glorieux Anciens, est vite fait : Islam, et c'est tout.
Et les autres se sont égarés sur des chemins sans fin. »
Donc, pas d’élévation différente de celles des « glorieux Anciens » et pas d’élévation possible en dehors de l’Islam…(sic) On le constate tous les jours en effet, que ce soit dans la presse, à la télévision, sur tous les canaux d’informations possibles…
Selon moi, c’est également l’Homme qui sauvera le monde mais de façon beaucoup plus directe. Autrement dit, je ne vois pas en quoi la religion peut aider l’Homme à rétablir le sens du civisme, à relever le niveau intellectuel et culturel de la population, à rehausser le niveau des productions artistiques, littéraires, cinématographiques, musicales…Tout cela peut se faire par l’éducation, un contrôle plus strict de l’Etat, des exigences plus élevées dans les écoles (au lieu d’interdire le porc à la cantine), moins de pub et de programmes télé décérébrant…
La religion a plutôt été, et continue à l’être, un formidable outil pour maintenir les masses dans l’ignorance, même si elle a servi de support à quelques réalisations prodigieuses…
Une fois qu’il sera totalement affranchi des fables que sont les religions, l’Homme ne s’en portera que mieux...
Ecrit par : Robert | 09 mai 2008
Le texte de Nasruddin a le mérite d'être direct, mais il implique beaucoup de sous-entendus. Il exige une interprétation soignée et des références précises pour ne pas tomber dans le piège de l'extrémisme politique.
L'appel qui est lancé en faveur de l'islam doit être compris dans une perspective eschatologique, c'est-à-dire une perspective relative à la fin des temps. Nous vivons actuellement la fin d'un cycle humain, qui sera suivit ensuite d'un cycle nouveau. Il ne s'agit pas là de la fin "du" monde, mais de la fin "d'un" monde, puis de l'avènement d'un monde nouveau tout comme le cycle actuel a été précédé de cycles antérieurs, qui dépassent de loin la période historique actuellement connue et prise en compte par les universitaires.
On notera que le point de vue eschatologique n'est pas propre à l'islam, et est présent à l'intérieur de toutes les traditions, qu'elles soient orientales ou occidentales. La tradition hindoue est très précise sur ce sujet ; elle envisage, de manière intelligible et rationnelle, la doctrine relative aux différents cycles et lois cosmiques. Sur ce sujet, on peut renvoyer aux travaux de Guénon, et notamment, dans un premier temps, à "La Crise du Monde moderne", puis au " Règne de la Quantité et les Signes des Temps", ou encore à "Formes traditionnelles et Cycles cosmiques" ; ces trois ouvrages étant tous disponibles chez Gallimard.
Le point de vue eschatologique est indissociable du point de vue traditionnel en tant que tel.
La forme islamique est la dernière tradition en date révélée à l'homme. Elle prolonge et perpétue les formes antérieures tout en apportant un modèle nouveau qui lui est propre. Elle développe certaines notions, ou certaines perspectives, qui étaient contenue en germe dans les traditions antérieures ; à ce titre il n'existe aucune discontinuité entre ce qu'elles révèlent respectivement.
Si je peux me le permettre, je ferais part d'une anecdote personnelle : je n'ai jamais autant appris sur le christiannisme depuis que je m'intéresse à la tradition islamique et aux autorités qui la font vivre. En effet, il existe en islam une modalité proprement christique, en rapport direct avec la fonction du Christ, et notamment de sa seconde venue (on pourra se reporter à l'ouvrage de Charles-André Gilis : "René Guénon et l'avènement du troisième Sceau", le troisième Sceau s'identifiant à la personne du Christ). Cela pourra peut-être paraître contradictoire, mais le "salut" du christiannisme ne pourra venir que de l'islam.
Selon l'eschatologie traditionnelle, nous vivons donc la fin d'un cycle humain, la fin d'un "Manvantara" pour la tradition hindoue, et nous ne sommes même pas loin de l'extrême limite, qui constitue la dernière phase du "Kali-Yuga" (chaque Manvantara se divise en quatre "Yugas", le Kali-Yuga étant le quatrième du cycle actuel). Pour adopter une terminologie qui nous soit plus familière, on dira que nous sommes à la fin de l' "Age de Fer".
Comme on l'aura remarqué, la notion traditionnelle du temps n'est pas linéaire, mais cyclique - la fin d'un cycle coincidant toujours avec son commencement sans pour autant qu'il y est répétition. Le début du présent cycle s'identifie à ce que Guénon a défini comme la "Tradition Primordiale" et se présente, d'un point de vue religieux, comme le "Paradis terrestre". La fin du cycle doit donc restaurer cette excellence primordiale, sans pour autant la répéter formellement. Ce pôle final de notre monde est souvent représenté par la "Jérusalem Céleste", qui deviendra, elle-même, la tradition primordiale du cycle à venir.
L'hindouisme est présenté actuellement comme ayant reçu l'héritage direct de la tradition primordiale, elle représente donc, pour l'homme contemporain, le pôle primordial de ce cycle. Parallèlement, c'est l'islam qui constitue et constituera le pôle final. Il existe donc une affinité profonde entre ces deux traditions.
La vocation de l'islam est donc de clôturer ce cycle et devra, pour se faire, restaurer la Paix et la Justice, qui étaient de norme au commencement. Cette vocation ne pourra s'accomplir qu'à travers la fonction propre du Mahdi, fonction inséparable à la seconde venue du Christ, qui adoptera pour se faire la religion musulmane. Le Mahdi est l'homme attendu par tout musulman qui croit en la fin des temps et au "Jugement Dernier" ; il sera l'objet d'une "élection" divine, que nul homme ne saurait susciter du dehors.
Il s'agit donc présentement d'être patient, de travailler sur nous-même (cf. le "Grand Djihad" dont vous avez peut être déjà entendu parler), car toute action extérieure ne pourra s'effectuer, et même être menée à son terme, sans l'aide providentielle du Mahdi, d'où l'inanité des prétentions terroristes actuelles.
Voici un aperçu d'une partie de ce dont relève l'islam.
" L’essentiel, pour les croyants, est qu’il n’y ait pas d’«intégration des coeurs » et que [les] compromis soient acceptés dans un esprit de patience et de sagesse, car il n’y a « ni puissance, ni force, si ce n’est par Allâh, l’Elevé, l’Immense. » "
Ecrit par : Ikkyu | 09 mai 2008
Je m'excuse, christianisme ne s'écrit avec qu'un seul n.
Ecrit par : Ikkyu | 09 mai 2008
Bon, j’abandonne…
Malgré votre vision éclairée du sujet, je vois que vous tenez beaucoup à votre conclusion…Donc djihad au sens beaucoup plus trivial que celui dont vous parlez : conquête territoriale pure et simple et, surtout, ne pas s’intégrer…
Ecrit par : Robert | 13 mai 2008
Je n'ai pas très bien compris, vous considérez que le djihad extérieur par la force et la non-intégration constituent ma conclusion ?
Ma conclusion est que le seul djihad "vrai" et effectif, est le djihad par les mots. La conquête territoriale ne serait qu'une conséquence de l'influence intellectuelle de l'islam. Elle impliquerait la Foi et la Science.
Le "Mahdi" "réagira" davantage qu'il "agira", dans le sens où il mettra fin à une situation d'injustice et d'oppression. Il réagira à une occupation militaire et idéologique menées du dehors par le monde moderne. ses armes ne seront pas exclusivement matérielles, elles seront avant-tout d'ordre intellectuel à travers le magistère apocalyptique qui sera le sien. Son influence s'oppèrera essentiellement dans la conscience des gens.
Imposer du dehors une occupation militaire sur un territoire, n'est pas viable à terme. Pour mener une telle entreprise, il faudrait des moyens logistiques et militaires énormes, que seul le modernisme peut mettre à disposition ; une telle entreprise demande une économie capitaliste organisée à l'échelle mondiale. C'est un procépé barbare à l'image du monde "modernisé" qui l'a mis en place. L'islam ne peut pas, et ne doit pas, récourir à ce genre de procédé, ce procédé étant anti-traditionnel par nature. L'islam doit rester digne du statut de "Tradition" qui est le sien.
Quant à la non-intégration, elle constitue davantage une conséquence d'ordre social, qu'une volonté propre, et exclusivement mentale, entretenue coûte que coûte.
Ecrit par : Ikkyu | 13 mai 2008
Non, je ne pense bien sûr pas à une conquête de type militaire, mais « par les mots », comme vous dites, soit par le prosélytisme, ainsi que, même si vous ne le dites pas, grâce aux différentiel du taux de natalité.
Le prosélytisme musulman, ou autre, devrait à mon sens être interdit. Certain pays, tels que les Pays-Bas par exemple, montreront sans doute la voie, avant qu’il ne soit trop tard.
Donc, vous voudriez que l’Europe devienne musulmane…et tant qu’à faire que le monde entier le devienne…Donc plus aucune alternative, plus le choix et, à terme, plus qu’une seule culture…quel monde merveilleux en perspective !
Je doute que les Européens, laïcs pour la plupart, qu’ils soient chrétiens, athées, juifs,…partagent vos vues.
J’ai débattu pendant 10 mois sur un blog conservateur/identitaire/catholique (le blog d’Yves Daoudal) avec des gens qui avançaient que le dessein des musulmans était exactement ce dont vous parlez. Je me suis évertué à tenter, sans succès naturellement, à les convaincre que ce n’était le fait que d’une minorité. Je commence à douter…
Ecrit par : Robert | 15 mai 2008
Je crois que je n'ai pas encore tout à fait réussi à me faire comprendre.
Ecrit par : Ikkyu | 16 mai 2008
Au contraire...
Ecrit par : Robert | 20 mai 2008
Je cite :
"Le prosélytisme musulman, ou autre, devrait à mon sens être interdit. Certain pays, tels que les Pays-Bas par exemple, montreront sans doute la voie, avant qu’il ne soit trop tard.
Donc, vous voudriez que l’Europe devienne musulmane…et tant qu’à faire que le monde entier le devienne…Donc plus aucune alternative, plus le choix et, à terme, plus qu’une seule culture…quel monde merveilleux en perspective !"
Non, je ne me suis pas du tout fait comprendre.
Le djihad "par les mots" n'implique aucun prosélytisme, car prosélytisme implique conversion, et voici ce qu'écrit Guénon sur ce sujet :
" [la conversion] désigne uniquement le passage extérieure d'une forme traditionnelle à une autre, quelles que soient les raisons par lesquelles il a pu être déterminé, raisons toutes contingentes le plus souvent, parfois même dépourvues de toute importance réelle, et qui en tout cas n'ont rien à voir avec la pure spiritualité. Bien qu'il puisse sans doute y avoir quelquefois des conversions plus ou moins spontanées, du moins en apparence, elles sont le plus habituellement une conséquence du "prosélytisme" religieux, et il va de soi que toutes les objections qu'on peut formuler contre la valeur de celui-ci s'appliquent également à ses résultats ; en somme, le "convertisseur" et le "converti" font preuve d'une même incompréhension du sens profond de leurs traditions, et leurs attitudes respectivent montrent trop manifestement que leur horizon intellectuel est pareillement borné au point de vue de l'exotérisme le plus exclusif. Au fond, il n' y a de conversion réellement légitime en principe que celle qui consiste dans l'adhésion à une tradition, quelle qu'elle soit d'ailleurs, de la part de quelqu'un qui était précédemment dépourvu de toute attache traditionnelle. " (chap. XII, "Initiation et réalisation spirituelle")
Moi-même je suis catholique, et je ne pratique pas l'islam. Si aujourd'hui je prend la défense de l'islam, c'est qu'elle ne défend pas seulement ses propres intérêts religieux. Elle se fait porte-parole du point de vue traditionnelle dans sa totalité et elle sert indirectement les intérêts des autres religieux et traditions. Bien-sûr je ne parle pas de l'islam des médias, l'islam manipulé par l'occident et qui le sert indirectement, je veux parler de l'islam traditionnel qui se meurt petit-à-petit chaque jour envahit par le modernisme le plus grossier. Je veux parler de la tradition qui est pratiquée en silence dans tous ces pays du Moyen-Orient, et qui subissent au quotidien les guerres qu'on leur a apporté. Car derrière les conflits afghan, irakien, palestinien, iranien et syrien, c'est la tradition islamique, fixée profondément dans le quotidien de la population locale depuis des siècles voir plus d'un millénaire, qui est fisé et qui se désagrège lentement. L'occident n'a apporté que la destruction, qu'elle soit physique ou intellectuelle. Ce mouvement s'est amorcé avec la colonisation suite à la première guerre mondiale qui a vu l'empire Ottoman défait.
Tout comme on a détruit la civilisation amérindienne, l'organisation sociale et les traditions des peuples noirs d'Afrique, et la civilisation traditionnelle chinoise (à travers le communisme), on détruit aujourd'hui l'islam.
Ce processus n'a pu être mis en oeuvre seulement parce que nous-même occidentaux, au commencement, nous nous sommes détaché de notre propre tradition qui était celle du Moyen-Age, et qui voyait s'épanouir une spiritualité chrétienne derrière un droit romain, une spiritualité, qui avait hérité de l'ancienne tradition celte tout en recevant l'influence intellectuelle de l'islam.
Voilà en quoi consiste le djihad véritable.
Ecrit par : Ikkyu | 20 mai 2008
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